Abou Jamra : Les dignitaires religieux ne doivent plus se mêler de politique
Le vice-président du Conseil sortant, Issam Abou Jamra, a appelé hier « les dignitaires religieux à se mêler uniquement de questions relatives à la religion et à laisser la politique aux hommes politiques », dans une réponse aux dernières positions exprimées par le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir.
M. Abou Jamra a par ailleurs répondu aux propos tenus par le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, à la suite de la victoire du 14 Mars aux élections estudiantines de l'Université Saint-Joseph, soulignant que M. Geagea « est un perdant qui prétend avoir gagné ». « Telle a toujours été sa politique et nous nous y sommes habitués depuis longtemps », a-t-il indiqué, dans un entretien accordé au site Internet www.lebanonfiles.com
De Freige sceptique quant à une rupture de l'axe syro-iranien
Le député Nabil de Freige a estimé hier que la divergence de positions entre les députés Michel Aoun et Sleimane Frangié « n'exprime absolument pas l'existence d'une divergence entre la Syrie et l'Iran ». « L'alliance syro-iranienne est beaucoup trop solide pour être ébranlée par une crise entre les deux États qui serait occasionnée par le dossier libanais », a indiqué M. de Freige, dans un entretien accordé au quotidien koweïtien al-Anba'. « Il est faux de penser que l'initiative occidentale visant à réintégrer la Syrie dans le giron de la légitimité internationale brisera l'alliance avec l'Iran et se répercutera positivement sur la scène libanaise. L'alliance entre Damas et Téhéran est l'une des plus fortes de l'histoire », a-t-il souligné.
Allouche : Le Hezbollah a confié à Aoun la riposte au patriarche
L'ancien député Moustapha Allouche a rappelé hier que, sous la tutelle syrienne, « la fonction de répondre au patriarche maronite était dévolue à une partie bien précise » - en l'occurrence le Hezbollah - mais que ce dernier « a confié au général Michel Aoun le soin de riposter au patriarche ». L'ancien député, qui s'exprimait dans le cadre d'un entretien au site Internet www.nowlebanon.com, a rendu hommage aux « positions de principe et morales » du patriarche, notamment à ses « propos réalistes » sur l'influence des armes du Hezbollah et ses liens avec l'Iran. « Il exprime des craintes bien fondées », a-t-il dit, dénonçant une « tentative organisée durant les dernières semaines de semer la discorde entre le patriarche et les évêques maronites ». M. Allouche a estimé qu'« une question comme celle des armes ne pouvait être retirée du débat public, dans la mesure où elle affecte la paix civile, la formation du gouvernement, la vie démocratique et toutes les affaires des Libanais au quotidien ».
Massoud Achkar répond à Jouzou
M. Massoud Achkar a estimé hier que le mufti du Mont-Liban, Mohammad Ali Jouzou, « avait de nouveau tenu des propos dangereux, appelant les maronites du Liban, ainsi que ceux qu'il a traité "d'agents syriens" et de "cireurs de chaussures à la cour des services de renseignements syriens" à retourner à Damas ». « Le fait de tolérer encore le discours du mufti qui sème la zizanie confessionnelle et communautaire sans aucune censure signifie l'acceptation implicite de ses propos de la part des partis politiques qu'il représente, y compris les partis maronites, sachant que de telles diffamations sont sanctionnées par la loi », a poursuivi M. Achkar dans un communiqué.
Le vice-président du Conseil sortant, Issam Abou Jamra, a appelé hier « les dignitaires religieux à se mêler uniquement de questions relatives à la religion et à laisser la politique aux hommes politiques », dans une réponse aux dernières positions exprimées par le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir.M. Abou Jamra a par ailleurs répondu aux propos tenus par le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, à la suite de la victoire du 14 Mars aux élections estudiantines de l'Université Saint-Joseph, soulignant que M. Geagea « est un perdant qui prétend avoir...

