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La marine israélienne en permanence sur le qui-vive contre le trafic d'armes

Les commandos marins israéliens interviennent régulièrement et discrètement pour empêcher le ravitaillement en armes de ses ennemis, a affirmé jeudi un responsable des forces navales au lendemain de la saisie de 3.000 roquettes au large des côtes de l'Etat hébreu.

"En tant que commandant d'une vedette lance-missiles, je peux vous dire que que nous participons régulièrement à de nombreuses opérations similaires à celle réalisée dans la nuit de mardi à mercredi", a affirmé à la radio le commandant de marine Ziv, identifié seulement par son prénom.

"Je ne peux pas donner de précisions sur ces missions car nous agissons dans le secret, et c'est préférable. Depuis quelques jours, nous nous étions préparés", a ajouté l'officier, qui a participé à l'opération.

Le "Francop", un cargo allemand battant pavillon d'Antigua, a été intercepté en Méditerranée, à 180 km du littoral israélien, avec un chargement de plusieurs centaines de tonnes d'armes, dont 3.000 roquettes de 107 et 122 mm, des obus de mortiers, des grenades et des munitions pour fusils d'assaut AK-47.

"Le navire a été autorisé à prendre le large mercredi soir, et les armes saisies à son bord ont été entreposées dans une base militaire du sud" d'Israël, a précisé un porte-parole de l'armée.

Selon le numéro deux des forces navales israéliennes, Rani Ben-Yehuda, la cargaison --dissimulée dans des conteneurs derrière des sacs de ciment, de polyéthylène et de lait en poudre-- provenait d'Iran et devait être livrée au mouvement chiite libanais Hezbollah via le port syrien de Lattakié.

Israël accuse fréquemment Téhéran et Damas de fournir en armes le Hezbollah et les islamistes palestiniens du Hamas qui gouvernent la bande de Gaza.

Le Hezbollah a "catégoriquement démenti" tout lien avec l'arraisonnement du "Francop" et a dénoncé "la piraterie israélienne dans les eaux internationales". L'Iran a également rejeté ces accusations.

Pour le moment, les autorités israéliennes n'ont pas fourni de preuve tangible que la cargaison d'armes venait d'Iran.

À l'appui des accusations israéliennes, la presse a publié la photo d'un conteneur du "Francop" marqué de l'acronyme IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines).

Contrôlée par l'Etat iranien, cette compagnie est l'une de celles qui sont visées par les sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU en raison de leur rôle dans le transport de matériaux liés au programme nucléaire de Téhéran, précise le quotidien Haaretz.

Selon les médias israéliens, les services de renseignements et l'armée de l'air ont surveillé le chargement depuis le port iranien de Bandar-Abbas jusqu'à celui de Damiette en Egypte, où il a été transféré à bord du "Francop".

Ce stock d'armes --la plus importante saisie du genre par Israël-- "aurait permis au Hezbollah de soutenir un mois d'effort de guerre", a estimé un haut gradé de Tsahal.

"Israël est habilité à contrôler des navires, en vertu de la résolution 1747 du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdit tout trafic d'armes à partir de l'Iran ou vers ce pays", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

Par ailleurs, Israël participe aux efforts internationaux contre le trafic d'armes à destination de la bande de Gaza depuis la fin de son offensive contre ce territoire en décembre-janvier.

"Nos commandos marins sont en principe capables de prendre le contrôle de navires partout dans le monde, pratiquement dans n'importe quelle condition", s'enorgueillit l'ex-chef de la marine de guerre israélienne, l'amiral Yedidya Yaa'ri, dans le Haaretz.

Ces commandos relèvent de la "Shayetet 13" ("Flotte-13"), l'une des plus prestigieuses unités d'élite de Tsahal, dont les opérations sont couvertes par le sceau du secret.

Les commandos marins israéliens interviennent régulièrement et discrètement pour empêcher le ravitaillement en armes de ses ennemis, a affirmé jeudi un responsable des forces navales au lendemain de la saisie de 3.000 roquettes au large des côtes de l'Etat hébreu.
"En tant que commandant d'une vedette lance-missiles, je peux vous dire que que nous participons régulièrement à de nombreuses opérations similaires à celle réalisée dans la nuit de mardi à mercredi", a affirmé à la radio le commandant de marine Ziv, identifié seulement par son prénom.
"Je ne peux pas donner de précisions sur ces missions car nous agissons dans le secret, et c'est préférable. Depuis quelques jours, nous...