Les Etats-Unis, l'ONU et plusieurs autres pays occidentaux et voisins ont félicité lundi le président afghan sortant Hamid Karzaï pour sa réélection, en l'invitant pour certains à former un gouvernement d'union nationale pour tenter de stabiliser enfin le pays.
Quelques heures plus tôt, à Kaboul, les autorités électorales afghanes avaient déclaré Karzaï vainqueur, au lendemain du retrait de celui qui devait l'affronter au second tour, Abdullah Abdullah. Ce dernier a dénonçé les risques de fraude massive.
Tombeur du régime des talibans à la fin 2001, et principal soutien d'Hamid Karzaï depuis, Washington a félicité ce dernier pour "sa victoire dans cette élection historique".
Dans un communiqué l'ambassade américaine à Kaboul a affirmé que Washington continuera "de travailler" avec Karzaï et avec "la communauté internationale pour soutenir les progrès de l'Afghanistan dans ses réformes institutionnelles, la sécurité et la prospérité".
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, arrivé lundi matin à Kaboul, a salué l'annulation du second tour et également félicité le vainqueur, l'appelant à "rapidement former un gouvernement qui sera soutenu à la fois par le peuple afghan et la communauté internationale".
"Le processus électoral a été difficile pour l'Afghanistan et des leçons doivent en être tirées", a ajouté le secrétaire général des Nations unies, qui ont aidé les autorités afghanes à organiser ces élections.
Moscou a surtout salué "la clôture du processus électoral en Afghanistan" car elle ouvre "la voie à la formation d'un nouveau gouvernement national qui aura pour objectif de (...) stabiliser la situation dans le pays".
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a téléphoné à Karzaï pour le féliciter. Les deux hommes "ont discuté de l'importance que le président agisse rapidement pour établir un programme unificateur pour l'avenir de l'Afghanistan", selon un porte-parole de Downing Street.
Les ministres allemand et français des Affaires étrangères, Guido Westerwelle et Bernard Kouchner, ont lors d'une conférence de presse commune à Paris appelé Karzaï à gouverner pour tous et à coopérer avec Abdullah.
"Nous attendons que le président afghan s'efforce de réunir les différents camps" car il doit "essayer d'être le président de tous les Afghans", a dit Westerwelle.
Kouchner a lui estimé que les Etats engagés en Afghanistan devraient "insister beaucoup" pour que ces dirigeants afghans "travaillent ensemble", il a appelé à une "stratégie" commune des Européens et réclamé une plus grande coordination des efforts avec les Etats-Unis, leader de la coalition internationale qui a installé Karzaï au pouvoir à la fin 2001.
Ce dernier avait ensuite été officiellement élu lors de la première élection présidentielle de l'histoire du pays en 2004.
Mais la situation dans le pays n'a cessé de se dégrader depuis, et Karzaï a été critiqué par les Occidentaux, notamment pour avoir laissé se développer la corruption autour de lui. Les conditions calamiteuses de sa réélection, avec des fraudes massives au premier tour, ont encore plus terni son image.
Le président du Pakistan voisin Asif Ali Zardari a lui félicité "du fond du coeur" son homologue afghan et dit que son pays était "profondément décidé à poursuivre et approfondir (sa) relation fraternelle avec l'Afghanistan". Les deux voisins ont une relation complexe et mouvementée, chaque pays accusant l'autre de ne pas être capable de neutraliser ses rebelles islamistes.
Quelques heures plus tôt, à Kaboul, les autorités électorales afghanes avaient déclaré Karzaï vainqueur, au lendemain du retrait de celui qui devait l'affronter au second tour, Abdullah Abdullah. Ce dernier a dénonçé les risques de fraude massive.
Tombeur du régime des talibans à la fin 2001, et principal soutien d'Hamid Karzaï depuis, Washington a félicité ce dernier pour "sa victoire dans cette élection historique".
Dans un...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine