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La présidentielle afghane "doit se tenir" malgré tout (porte-parole Karzaï)

La présidentielle afghane "doit se tenir" malgré le retrait du candidat Abdullah Abdullah du second tour, a estimé dimanche le porte-parole du président sortant Hamid Karzaï, son adversaire à ce scrutin.

"Nous pensons que l'élection doit se tenir, le processus doit s'achever", a déclaré Wahid Omar, le porte-parole de campagne de M. Karzaï, à la chaîne de télévision Al-Jazira.

"Il faut donner au peuple d'Afghanistan le droit de voter", a-t-il ajouté.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah a annoncé dimanche matin qu'il ne participerait pas au second tour de la présidentielle, prévu le 7 novembre.

"Pour protester contre le mauvais comportement du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (IEC), je ne participerai pas à l'élection" du 7 novembre, a déclaré M. Abdullah lors d'un meeting avec ses partisans à Kaboul.

Après les fraudes massives du premier tour, il avait réclamé lundi le renvoi du chef de l'IEC, chargée de l'organisation et du comptage du scrutin et considérée comme pro-Karzaï, et la suspension de trois ministres qui avaient fait campagne pour son adversaire Hamid Karzaï.

L'IEC comme M. Karzaï ont rejeté ces demandes.

Dans ces conditions, "le second tour serait encore pire que le premier", a estimé dimanche M. Abdullah.

Son camp avait indiqué samedi que si ses demandes n'étaient pas satisfaites, le candidat se retirerait, et pourrait appeler au boycott du scrutin, ce qu'il n'a pas fait dimanche.

"La décision (...) n'a pas été facile. C'est une décision que j'ai prise après de nombreuses consultations, avec le peuple d'Afghanistan, mes partisans, des leaders influents", a-t-il dit.

Hamid Karzaï se retrouve donc seul en lice pour le scrutin. Il avait rassemblé 49,67% des voix au premier tour, contre 30,59% à M. Abdullah.

Le premier tour avait été entaché de violences, d'une faible participation (38,7%) et surtout de fraudes massives en faveur d'Hamid Karzaï, au point qu'un quart des bulletins de vote avaient du être annulés.

La décision de retrait de M. Abdullah plonge à nouveau l'Afghanistan dans l'incertitude quant à son avenir politique.

La présidentielle afghane "doit se tenir" malgré le retrait du candidat Abdullah Abdullah du second tour, a estimé dimanche le porte-parole du président sortant Hamid Karzaï, son adversaire à ce scrutin.
"Nous pensons que l'élection doit se tenir, le processus doit s'achever", a déclaré Wahid Omar, le porte-parole de campagne de M. Karzaï, à la chaîne de télévision Al-Jazira.
"Il faut donner au peuple d'Afghanistan le droit de voter", a-t-il ajouté.
L'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah a annoncé dimanche matin qu'il ne participerait pas au second tour de la présidentielle, prévu le 7 novembre.
"Pour protester contre le mauvais comportement du gouvernement et de la Commission...