« La Résistance est nationale et n'est pas communautaire, parce qu'elle a libéré la terre occupée. Elle n'a pas libéré un secteur déterminé pour des calculs mesquins », a déclaré le numéro 2 du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, dans un discours qu'il a prononcé hier, lors d'un meeting organisé à Haret Hreik, en l'honneur des médias. Même s'il n'a pas cité le patriarche, cheikh Kassem semblait répondre indirectement à ses propos. « La Résistance ne fait pas partie du jeu politique ou du bazar régional et international. Elle constitue la force du Liban et ne fait pas l'objet de concessions. Que ceux qui poussent de hauts cris continuent de le faire. Nous sommes déterminés à préserver un Liban fort et nous n'accepterons plus que le Liban soit faible », a-t-il dit.
Reçu par le ministre sortant de l'Intérieur, Ziyad Baroud, avec qui il a discuté d'une série de questions en rapport avec son département, le député du Hezbollah, Ali Fayad, a répondu avec circonspection aux questions de la presse au sujet de l'interview du patriarche à al-Massira. « Le pays traverse une période délicate qui nécessite des déclarations constructives. Nous demandons à tous de tenir des propos qui servent l'unité nationale, facilitent la formation du cabinet et atténuent les complications entourant la vie politique libanaise ».
Prié de dire si le discours de Mgr Sfeir risque de freiner les efforts déployés pour constituer la nouvelle équipe ministérielle, M. Fayad a estimé que le processus engagé par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, « reste en cours, même s'il ne progresse pas réellement pour le moment ». À la question de savoir ce qu'il pense du commentaire du patriarche au sujet de l'incompatibilité des armes et de la démocratie, le député a répondu en indiquant que « tel n'est pas le problème qui se pose dans le pays ». « Le dossier des armes a fait l'objet d'un accord et doit être réglé dans le cadre d'une stratégie nationale de défense qui sera examinée à la conférence nationale de dialogue. Nous n'avons donc pas besoin de reformuler le problème de manière à le compliquer et nous n'avons pas besoin non plus d'en discuter en dehors du cadre de la conférence de dialogue », a-t-il affirmé.
Plus tard, M. Baroud a reçu le bloc des députés de Zahlé, composé de MM. Assem Araji, Shant Djenijian, Joseph Maalouf et Tony Abi Khater, pour un entretien qui a porté, entre autres, sur l'exacerbation des vols de voitures dans le caza et la ville de Zahlé.
Prié de commenter les propos du patriarche, M. Abi Khater a affirmé soutenir le chef de l'Église maronite « que nous considérons comme une autorité de référence nationale et qui s'exprime lorsque le pays est en danger ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef