Le grand malheur de te perdre ne doit pas nous faire oublier le grand bonheur de t'avoir connu. Je pense aux jours anciens et je pleure. Ton allure impeccable, ton parfum de vétiver, ta présence, ton charisme, ta voix tonitruante, tes colères, ta joie de vivre, tes éclats de rire, tes discours resteront à jamais gravés dans notre mémoire. Ton amour pour la famille, ton dévouement sans bornes pour le travail, ton engouement pour le sport, ton souci de la perfection, ton goût pour le travail bien fait, ta piété, ta bonté, ta générosité, ta ponctualité, ta droiture, ton honnêteté nous accompagneront pour le restant de notre vie. Tu as été un sportif hors du commun, un enseignant hors norme, un mari idéal affectueux et attentionné, un père exemplaire, un oncle parfait, un frère exceptionnel, un banquier fantastique, et crois-moi, nous ne sommes pas près de t'oublier.
Comment désormais vivre les fêtes de Noël, le concert du Nouvel An, les déjeuners de famille, la formule 1 les dimanches après-midi, les matchs de tennis, le Mondial de football, les parties de cartes, sans avoir une pensée émue à ton âme si pure qui, je suis sûr, flottera parmi nous pour l'éternité. Chaque jour qui passe me rapproche de toi. Je ne peux m'empêcher de songer à ces belles feuilles d'automne qui tombent et qui nourrissent la terre. La pluie coule à l'image de mes larmes.
J'aurais tout l'hiver pour faire mon deuil, mais j'attends le renouveau au printemps où je scruterais le ciel la nuit à la recherche d'une étoile parmi tant d'autres qui par son éclat me fera sentir ta présence, ta chaleur et ta lumière.
« Khal » comme je t'appellerais toujours si affectueusement, ou « Abou rass » quand on était d'humeur plus taquine, notre devoir de mémoire fait que tu resteras vivant avec nous par nos actes et pensées. Repose en paix. Que Dieu ait ton âme.


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