M. Sayegh explique qu'avec la nouvelle administration Obama et les résultats des législatives libanaises, il était nécessaire de communiquer sur de nouvelles bases et d'explorer les objectifs définis par cette nouvelle administration en matière de politique étrangère et les perspectives du processus de paix, avec ses retombées positives ou négatives sur le Liban. « Nous voulions nous assurer aussi de l'engagement américain quant à la souveraineté et l'indépendance du Liban et affirmer notre volonté de protéger un État de droit et le respect des droits de l'homme. De même que rien ne se fera au Proche-Orient au détriment de ce chantier de construction de l'État de droit dont le pari a été gagné à travers les élections libanaises. »
Après plusieurs rencontres avec des responsables américains, des think tanks (insufflateurs d'opinions) et autres groupes de réflexion, les parlementaires libanais ont tenu, hier, des réunions avec plusieurs membres du Congrès. Leur but : creuser des idées nouvelles à partir de ces échanges et montrer leur volonté de créer au Liban un « momentum » pour maintenir la stabilité et l'indépendance, indépendamment de l'évolution du processus de paix et le « global engagement » lancé par l'Amérique. Autre projet : transformer le Liban en un centre mondial du dialogue pour la paix.
Quant à l'application de la résolution 1701, M. Sayegh la voit « comme un espace politique, suffisamment large pour permettre aux communautés libanaises d'engager le dialogue et aux institutions de fonctionner. L'État de droit pourrait alors graduellement se mettre en place ». Il a ajouté que la délégation Kataëb se propose « d'éviter que le dossier libanais suscite la lassitude. Certes, le Liban doit être géré par les Libanais, mais il est demandé à ses amis d'en faire une priorité pour faire prévaloir son intérêt et non celui des autres. Sinon, la logique actuelle prendrait le dessus, une logique antidémocratique, faisant prévaloir la force des armes sur celle des urnes ».


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