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Liban

Brèves politiques

Sfeir confère avec Rifi et Ghanem

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier à Bkerké le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, qui lui a exposé la situation générale dans le pays sur le plan de la sécurité. Le patriarche maronite a par ailleurs conféré avec le député Robert Ghanem qui a évoqué, à sa sortie de Bkerké, la crise gouvernementale, soulignant que les problèmes qui entravent la formation du cabinet « ne sont pas à cent pour cent libanais, du fait que la plupart de ces problèmes ont des ramifications étrangères ». M. Ghanem a déploré dans ce cadre que le Liban soit « le terrain d'affrontements régionaux et internationaux au détriment de son intérêt ».

Kassem : Pas de différence entre Obama et Bush

« Ce qui se dit au sujet d'une solution politique dans la région ne représente que des chimères », et (le président américain Barack) « Obama ne diffère en rien de (l'ancien président George) Bush ». C'est ce qu'a déclaré hier, au cours d'une cérémonie dans la banlieue sud, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem. « La résistance (le Hezbollah), a notamment souligné cheikh Kassem, a réussi à mettre en relief le danger véritable auquel nous sommes confrontés dans notre région, à savoir Israël. Les États-Unis, les pays européens et le Conseil de sécurité se sont employés depuis 1948 à conditionner les Arabes afin qu'ils acceptent l'existence d'Israël. Mais la résistance a dévoilé la vérité et a montré qu'Israël est un pays criminel qui tue femmes et enfants et qui détruit les habitations. » Et le « numéro deux » du Hezbollah d'ajouter : « Aujourd'hui, qu'on le veuille ou pas, nous sommes dans un état de guerre quotidienne avec Israël sur les plans politique, sécuritaire, culturel et médiatique, même si nous ne sommes pas dans un état de guerre militaire directe. Cette guerre israélienne est menée contre nous et contre l'ensemble de la région. » Par ailleurs, cheikh Kassem a fait assumer au 14 Mars la responsabilité du retard dans la formation du gouvernement.

« Coordination totale entre Aoun et les Marada », affirme Yammine

Mme Véra Yammine, membre du bureau politique du courant des Marada (conduit par le député Sleimane Frangié), a souligné que « l'important est de parvenir à la formation d'un gouvernement d'union nationale, indépendamment des noms ». Et Mme Yammine d'affirmer qu'il existe une coordination étroite et totale entre Sleimane Frangié et le chef du CPL, Michel Aoun, « même si chacun d'eux a sa façon à lui de s'exprimer ». Et d'ajouter que le courant des Marada soutient toutes les doléances de Michel Aoun.

Moukheiber : Il ne reste qu'un accord sur les portefeuilles et les ministres

Le député Ghassan Moukheiber, membre du bloc parlementaire aouniste, a affirmé que le dialogue amorcé entre le Premier ministre désigné Saad Hariri et le chef du CPL Michel Aoun a « enregistré d'importants progrès positifs, mais il reste à aboutir à un accord sur la répartition des portefeuilles et les noms des ministres ». Tout en affirmant que les tractations en vue de la formation du gouvernement ne sont pas revenues à la case départ, M. Moukheiber a déclaré : « Le processus de formation du cabinet est en soi complexe, et à plus forte raison si cette opération est liée à des considérations régionales et internationales. »

Allouche : Aoun doit comprendre qu'il ne représente pas seul les chrétiens

L'ancien député Moustapha Allouche (Courant du futur) a estimé que l'on est retourné à la case départ dans le processus de formation du gouvernement. Affirmant que le directoire du Courant du futur continue à miser sur l'apaisement afin de faciliter la mise sur pied de la nouvelle équipe ministérielle, M. Allouche a relevé à ce propos que les députés et les médias du Courant du futur se sont abstenus de réagir aux derniers propos tenus par le général Michel Aoun concernant la crise ministérielle. « Plusieurs solutions sont proposées au général Aoun, a déclaré M. Allouche, mais l'important est que Aoun comprenne qu'il n'est pas le seul représentant des chrétiens. »
 
Massoud Achkar déplore que les assassins de Dany Chamoun demeurent impunis

Dans un communiqué de presse, M. Massoud Achkar a évoqué le souvenir de Dany Chamoun, sa femme Ingrid et ses enfants Tarek et Julian, assassinés en octobre 1990 après l'entrée des troupes syriennes dans les régions est du pays. M. Achkar a déploré dans ce cadre que « les criminels demeurent impunis ». Évoquant le parcours militant de Dany Chamoun, M. Achkar a souligné que celui-ci a « consacré sa vie à la résistance pour que ses enfants puissent vivre dans leur pays, pour que les Libanais conservent leur dignité, pour que l'indépendance ne soit pas vidée de sens ». « Nous sommes désolés de voir que l'impunité et le chaos sévissent toujours au Liban à tel point que l'absence du gouvernement et l'insécurité deviennent une réalité ordinaire », a conclu M. Achkar. 

Doueihy : Nous sommes même disposés à nous départir du ministère d'État

Le député Estephan Doueihy, membre du bloc parlementaire des Narada, présidé par Sleimane Frangié, a affirmé que son bloc est même disposé à se départir du poste de ministre d'État qui devrait revenir aux Marada afin de faciliter la tâche du Premier ministre désigné. « Les obstacles qui entravent la formation du gouvernement sont dus au fait que les parties influentes sur la scène politique libanaise sont liées à des factions régionales, et il est donc normal que ce conflit entre les factions régionales se répercute sur le Liban », a déclaré M. Doueihy.  
Sfeir confère avec Rifi et Ghanem Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier à Bkerké le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, qui lui a exposé la situation générale dans le pays sur le plan de la sécurité. Le patriarche maronite a par ailleurs conféré avec le député Robert Ghanem qui a évoqué, à sa sortie de Bkerké, la crise gouvernementale, soulignant que les problèmes qui entravent la formation du cabinet « ne sont pas à cent pour cent libanais, du fait que la plupart de ces problèmes ont des ramifications étrangères ». M. Ghanem a...
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