stratégiques. Tantôt on annonce la fin du monde, tantôt on promet des lendemains roses. Le tout, directement lié, bien sûr, aux promesses et accusations de ceux qui se vantent de faire la pluie et le beau temps.
Cela dure depuis plus de quatre mois. Quatre longs mois, où l'on tourne autour du pot, où l'on s'enlise dans de stériles élucubrations. Où l'on fait miroiter aux citoyens l'imminence de la formation d'un gouvernement d'union nationale... Drôle d'imminence, puisque les Libanais attendent toujours ce gouvernement qui n'aura probablement d'union que le nom. « Se formera, ne se formera pas ? » se demande-t-on encore, comme en effeuillant la marguerite de notre enfance.
L'attente est longue. Car les problèmes, eux, n'attendent pas. Des problèmes à la pelle qui nécessitent bien plus qu'un gouvernement de transition. Qui méritent bien mieux que des politiciens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez... et de leur communauté.
Y a qu'à faire un tour du côté des universités, déjà en ébullition, à la veille des élections estudiantines. Y a qu'à voir les régions en manque de projets de développement, qui glissent inexorablement dans la pauvreté et le fanatisme religieux. Y a qu'à observer l'enfance en situation de décrochage scolaire qui finit dans la rue ou, au mieux, exploitée par des employeurs sans scrupules. Y a qu'à constater l'immobilisme au niveau des lois, notamment celles liées aux droits de la femme.
Faut-il encore une fois énumérer les sempiternelles tracasseries du citoyen, au niveau de l'infrastructure, de la vie quotidienne, comme les pannes de courant, les coupures d'eau, l'absence de prestations sociales, l'insécurité sur les routes, la corruption administrative, pour ne citer que ces quelques exemples ?
Des tracasseries qui persistent depuis plus d'un quart de siècle, malgré les promesses ronflantes des dirigeants. Et qui poussent le citoyen, impuissant, à se réfugier dans le rêve d'un pays où le bien public passera avant les intérêts personnels et communautaires de la classe dirigeante.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef