Et bien non !
Pour se faire respecter, il faut savoir parler et non s'obliger de se taire même si on ne sait ni lire ni écrire.
Il faut dire son point de vue d'une manière audible. Quand on parle, on sait ce que l'on veut, on est écouté et
respecté.
Alors on est considéré comme des partenaires sociaux et l'on devient acteur à part
entière.
Il faut que la lutte contre la misère soit une volonté
politique.
Pourquoi n'adresse t-on pas au gouvernement et au président de la République une pétition politique qui tient en compte le minimum requis pour vivre en vrai humain ?
Les pauvres sont des êtres humains qu'il faut écouter et dont il faut entendre leurs
requêtes.
C'est la société qui en a fait des déracinés.
Pourquoi devrions-nous trouver des enfants dans les rues plutôt que dans les écoles pour apprendre un métier, apprendre à devenir des hommes à part entière ?
Pourquoi devrions-nous trouver des vieillards assis au bord des trottoirs en train de quémander alors qu'ils devraient être pris en charge par l'État ?
Pourquoi devrions-nous quémander auprès des politiques notre pain quotidien, la facture faramineuse d'hospitalisation ou la scolarité de nos enfants que nous ne pouvons pas assurer ?
Il faut convaincre chacun qu'il peut s'inclure dans la
société.
Il faut témoigner en faveur des pauvres de tous les temps.
Il faut plaider pour les droits des pauvres.
Pourquoi toute cette misère dans notre société ?
Il faut créer le mouvement du refus de la misère. C'est ainsi que l'on peut faire changer les choses.
Interpellons les politiques.
Les jeunes représentent l'ouverture et l'avenir de la
société.
Chargé de cours à l'UL

