Bataille autour des futurs contours de la diplomatie européenne
OLJ /
le 22 octobre 2009 à 23h05
Un bras de fer est engagé sur les contours de la future diplomatie de l'Union européenne qui doit s'affirmer davantage sur la scène mondiale grâce au traité de Lisbonne, avec une question : réussira-t-elle à s'émanciper des grands États pour servir l'intérêt général ? L'une des principales nouveautés de ce traité, si l'obstacle tchèque à sa ratification est surmonté, consiste en la création d'un poste de haut représentant aux Affaires étrangères aux pouvoirs renforcés et doté d'un vrai service diplomatique européen. « C'est probablement l'innovation la plus importante du traité de Lisbonne », davantage encore que le président de l'Union européenne aux prérogatives encore floues, déclarait récemment à Bruxelles le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche. Les négociations de coulisses entre gouvernements ont déjà commencé pour désigner le futur « ministre » des Affaires étrangères de l'UE, poste pour lequel les noms du Britannique David Miliband, du Suédois Carl Bildt, du Finlandais Olli Rehn ou de l'Autrichienne Ursula Plassnik sont le plus souvent évoqués. Mais les tractations sont plus âpres encore autour du service diplomatique, baptisé « service européen d'action extérieure » et appelé à terme à employer plusieurs milliers de fonctionnaires et diplomates venant de trois horizons : la Commission européenne, les différents États européens et le Conseil de l'UE. Ils seront basés à Bruxelles et dans des représentations de l'UE à l'étranger. Objectif affiché d'une UE souvent comparée à un nain politique : incarner une politique étrangère à la fois plus cohérente et ambitieuse.
Un bras de fer est engagé sur les contours de la future diplomatie de l'Union européenne qui doit s'affirmer davantage sur la scène mondiale grâce au traité de Lisbonne, avec une question : réussira-t-elle à s'émanciper des grands États pour servir l'intérêt général ? L'une des principales nouveautés de ce traité, si l'obstacle tchèque à sa ratification est surmonté, consiste en la création d'un poste de haut représentant aux Affaires étrangères aux pouvoirs renforcés et doté d'un vrai service diplomatique européen. « C'est probablement l'innovation la plus importante du traité de Lisbonne », davantage encore que le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.