La rébellion zaïdite, en guerre contre l'armée dans le nord du Yémen, reçoit des financements iraniens et cherche à créer une zone tampon chiite le long de la frontière avec l'Arabie saoudite, a affirmé le président Ali Abdallah Saleh dans un entretien publié lundi.
"Ce sont des hors-la-loi et des terroristes (...) qui sont à la solde de puissances étrangères", a déclaré M. Saleh dans l'entretien accordé à la chaîne de télévision saoudienne MBC et dont le texte est publié par l'agence officielle Saba.
"Leur financement provient de certains dignitaires en Iran", a-t-il ajouté, en citant des documents saisis et des informations obtenues auprès de rebelles arrêtés. "Mais nous n'accusons pas le pouvoir" iranien, a-t-il dit.
Sanaa accuse les rebelles d'être appuyés par l'Iran, ce qu'ils démentent.
Le président a relevé que les combattants zaïdites semblent avoir une formation similaire à celle des combattants du Hezbollah pro-iranien au Liban.
"Il ont été entraînés sur le modèle des actions menées par le Hezbollah dans le sud du Liban", a-t-il dit, indiquant que des informations non confirmées font état de "la présence d'instructeurs du sud du Liban à Saada", le fief des rebelles zaïdites.
Il a en outre estimé que la rébellion zaïdite cherchait à créer, sur la frontière saoudo-yéménite, "une zone chiite" dans le but de "nuire au Yémen et à l'Arabie saoudite".
Les rebelles zaïdites, qui disputent aux autorités de Sanaa le contrôle des provinces de Saada et d'Omrane où la guerre fait rage, "avancent actuellement vers l'ouest, en direction de la mer Rouge pour y prendre pied", selon lui.
Il a également dénoncé une alliance tactique entre la rébellion zaïdite, Al-Qaïda qui se renforce au Yémen et le courant sécessionniste qui se développe dans le sud du pays.
"Un lien existe entre Al-Qaïda, les houthis (rebelles zaïdites) et entre ces derniers et le mouvement du sud", a-t-il dit. "Je ne pense pas qu'ils sont animés par les mêmes principes, mais ils ont un seul adversaire: le régime politique de la république yéménite", a-t-il ajouté.
D'autre part, M. Saleh a défendu le droit de son fils aîné, Ahmed, actuellement commandant de la puissante garde républicaine, de lui succéder à la tête du pays à l'expiration de son mandant en 2013.
"S'il veut se présenter, personne ne pourra l'en empêcher. Mais je lui conseillerai de ne pas se présenter à la présidence (...) car ma propre expérience a été très difficile", a-t-il dit.
"Ce sont des hors-la-loi et des terroristes (...) qui sont à la solde de puissances étrangères", a déclaré M. Saleh dans l'entretien accordé à la chaîne de télévision saoudienne MBC et dont le texte est publié par l'agence officielle Saba.
"Leur financement provient de certains dignitaires en Iran", a-t-il ajouté, en citant des documents saisis et des informations obtenues auprès de rebelles arrêtés....


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