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Liban

Brèves de la vie politique

Chamoun critique l'indolence de la majorité

 

Le chef du Parti national libéral, le député Dory Chamoun, a critiqué « l'indolence de la majorité au niveau du dossier de la formation du nouveau cabinet ». « Nous sommes tous pour un cabinet d'union et pour le fait de n'écarter personne, mais cela ne veut pas dire qu'il faut attendre infiniment ceux qui atermoient, d'autant qu'ils s'en donnent à cœur joie et qu'ils agissent en fonction d'un agenda étranger », a indiqué M. Chamoun dans le cadre d'un dîner organisé par la section estudiantine du parti.
« Jusqu'à quand faudra-t-il encore se plier au chantage », s'est indigné M. Chamoun, appelant à respecter « l'opinion exprimée par les citoyens le 7 juin dernier et, avant cela, dans les grandes places de la capitale à diverses reprises, en réponse à l'appel des forces du 14 Mars ». Selon lui, le 14 Mars aura bientôt besoin de faire appel à son public, mais celui-ci risque sérieusement de faire défection si la majorité continue de faire preuve de mollesse. « Il est temps de dire "stop" à tous les atermoiements (de la minorité), à leur despotisme et leurs menaces d'un nouveau 7 Mai. Nous n'avons pas peur d'un nouveau 7 Mai, ni de 70 nouveaux 7 Mai. Nous avons fait face à beaucoup d'autres, nous avons même fait face à certains États, et nous n'avons jamais eu peur. Pourquoi alors aurions-nous peur d'eux ? » a souligné Dory Chamoun.

Hamadé : L'obstacle des Télécoms toujours pas franchi

 

Le député Marwan Hamadé a affirmé hier, dans un entretien accordé à la Voix du Liban, que le « problème posé par le ministère des Télécoms n'a toujours pas été résolu jusqu'à présent ». « Est-il impossible de trouver un technicien qui soit à égale distance de tous pour gérer ce ministère, afin que personne n'en ait peur ? » s'est interrogé M. Hamadé. Il a par ailleurs estimé que le climat est plus favorable à la formation du cabinet, notamment après les rencontres entre le député Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri, précisant que la réunion de Vienne autour du nucléaire iranien aujourd'hui pourrait apporter le feu vert final qui débloquerait définitivement l'ensemble du processus. Il a toutefois nié que la relation nouvelle entre Saad Hariri et Michel Aoun embarrasse les forces du 14 Mars.
Marwan Hamadé a en outre insisté sur la nécessité de concilier la participation de la minorité au cabinet avec la préservation des résultats des élections. « L'annulation des élections signifierait un 7 Mai politique, et cela n'aura pas lieu », a-t-il ajouté.

Arslane : Le Liban demeurera toujours un soutien à la Syrie

 

Un meeting oratoire a été organisé dans la localité syrienne al-Jouneinah, dans le mohafazat syrien al-Soueïda, en l'honneur du ministre de la Jeunesse et des Sports, l'émir Talal Arslane. Le cheikh Akl des druzes en Syrie, Hussein Jarbouh, et plusieurs personnalités et dignitaires druzes de Syrie ont assisté à la cérémonie.
M. Arslane a prononcé à cette occasion une allocution de circonstance dans laquelle il a rendu un vibrant hommage à la Syrie. S'adressant au pouvoir syrien, il a notamment déclaré : « Je peux vous assurer que le Liban demeurera toujours un soutien à la Syrie, comme vous avez été un soutien pour le Liban à chaque échéance. Je peux vous assurer que le projet d'édification de l'État au Liban est en voie de réalisation. Je peux vous assurer que le projet de la résistance est sorti définitivement vainqueur. »
Et l'émir Arslane d'ajouter : « Je suis en mesure de vous assurer que la Montagne libanaise, le Sud et la Békaa-Ouest ainsi que l'ensemble du Liban noble continueront à soutenir la résistance héroïque sous la conduite du frère et combattant Hassan Nasrallah, ainsi que le projet d'édification de l'État et de l'abolition du confessionnalisme et du sectarisme. »

Sélim Sayegh : Le problème posé par les Télécoms est dû au volet sécuritaire

 

Le vice-président du parti Kataëb, Sélim Sayegh, a qualifié de « positif » le climat qui entoure les tractations entreprises à plus d'un niveau en vue de la formation du gouvernement. Dans une interview à la chaîne OTV, M. Sayegh a indiqué sur ce plan que le principal obstacle qui entrave la mise sur pied de la nouvelle équipe ministérielle demeure le problème de l'attribution du portefeuille des Télécommunications. « Ce problème, a-t-il déclaré à ce propos, a une double dimension politique et sécuritaire du fait que le Hezbollah ne veut que ce ministère soit détenu par l'autre camp » (le 14 Mars). Le vice-président des Kataëb a ajouté dans ce cadre que le retard dans la formation du cabinet a aussi une portée régionale et internationale.
En réponse à une question, M. Sayegh a par ailleurs souligné que « le Hezbollah a pour objectif, comme il le déclare lui-même, sa sauvegarde à lui en tant que parti, alors que les Kataëb ont pour objectif de sauvegarder le Liban et non pas un parti ou une faction déterminée ». « Le Premier ministre désigné, le ministre Walid Joumblatt et aussi le Courant patriotique libre partagent dans une large mesure cette vision », a ajouté Sélim Sayegh.


Abou Jamra : Pas de gouvernement avant le retour de Sleiman

 

Le vice-président du Conseil sortant, Issam Abou Jamra, a estimé, dans le cadre d'un entretien accordé à l'agence al-Markaziya, qu'il n'y aura pas de gouvernement avant le retour du président de la République, Michel Sleiman, d'Espagne. Le général Abou Jamra a par ailleurs estimé que « la solution selon laquelle le ministère des Télécoms serait attribué à un proche du président de la République qui aurait obtenu l'aval du député Michel Aoun ne satisfait pas les ambitions du Courant patriotique libre, d'autant que nous avons un bloc de 27 députés et que nous aimerions avoir une opinion concernant les affaires sécuritaires ».

Nicolas : Le CPL insistera de plus en plus sur les Télécoms et Bassil

 

Le député du CPL, Nabil Nicolas, a estimé hier que son parti ne voulait pas du portefeuille des Télécoms lors de la formation du cabinet précédent, mais réclamait alors le portefeuille de la Justice, qui avait été attribué aux Forces libanaises. « Nous avons vu ensuite ce que le ministre de la Justice Ibrahim Najjar a fait, un an et demi plus tard, au niveau du dossier des disparus et des détenus », a-t-il indiqué. « Nous avons été contraints d'accepter les Télécoms parce que le portefeuille de la Justice nous était interdit. (...) Quel que soit le ministère que réclamera le général Aoun, on lui répondra qu'il est tabou », a affirmé M. Nicolas, avant d'ajouter : « Tant qu'ils dialogueront avec nous selon cette logique, nous persisterons de plus en plus à réclamer le ministère des Télécoms et le retour du ministre Gebran Bassil. »
Nabil Nicolas a par ailleurs critiqué les derniers propos tenus par l'ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison, estimant que le Bloc parlementaire du changement et de la réforme « aura son mot à dire sur son ingérence dans les affaires internes ». « Il convient de la convoquer, de l'interroger sur ses propos et de la chasser du Liban s'il le faut », a-t-il dit.

Marouni : Nous ne tolérerons pas un nouveau 7 Mai

 

Le ministre du Tourisme, Élie Marouni, a accusé l'opposition de ne pas vouloir la formation d'un cabinet, mais « le vide dans le pays ». Nous sommes prêts à œuvrer pour l'édification de l'État jusqu'au bout, mais nous sommes également prêts à défendre l'État jusqu'au bout. Si la justification au maintien de leurs armes est l'hostilité à Israël, nous voulons leur dire qu'Israël est d'abord l'ennemi des chrétiens, et que nous avons aussi d'autres ennemis. (...) Nous ne tolérerons pas ce nouveau 7 Mai dont ils nous menacent. Nous sommes prêts à résister à tout nouveau 7 Mai qui chercherait à détruire le Liban », a affirmé M. Marouni lors du dîner annuel de la section de Kfar Abida du parti Kataëb.
Par ailleurs, dans un entretien au site Internet www.nowlebanon.com, M. Marouni s'est demandé jusqu'à quand le Premier ministre désigné allait « patienter et supporter le torpillage organisé » au niveau de la formation du cabinet, critiquant l'obstination du général Michel Aoun à réclamer le ministère des Télécoms. Il a ainsi estimé que l'optimisme manifesté par le Hezbollah et Michel Aoun n'est que de la poudre aux yeux, pour tenter d'induire la communauté arabe et internationale en erreur et donner l'impression que c'est la minorité qui facilite la formation du cabinet et que c'est la majorité qui complique le processus.

Chamoun critique l'indolence de la majorité
 
Le chef du Parti national libéral, le député Dory Chamoun, a critiqué « l'indolence de la majorité au niveau du dossier de la formation du nouveau cabinet ». « Nous sommes tous pour un cabinet d'union et pour le fait de n'écarter personne, mais cela ne veut pas dire qu'il faut attendre infiniment ceux qui atermoient, d'autant qu'ils s'en donnent à cœur joie et qu'ils agissent en fonction d'un agenda étranger », a indiqué M. Chamoun dans le cadre d'un dîner organisé par la section estudiantine du parti.« Jusqu'à quand faudra-t-il encore se plier au chantage », s'est indigné M. Chamoun, appelant à respecter...
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