Dans une allocution de circonstance, le ministre de la Culture a notamment mis l'accent sur l'importance du livre et de la lecture, soulignant que « la dimension culturelle dans le développement du pays ne pourrait se réaliser que par le biais d'une politique nationale globale à laquelle devraient être associées toutes les factions qui s'intéressent à la culture et à la lecture ».
Abordant, par ailleurs, la crise gouvernementale, M. Salam a appelé toutes les parties concernées à « mettre à profit le climat de dialogue et à faire prévaloir l'intérêt national plutôt que la logique du partage du gâteau ».
Prenant à son tour la parole, M. Berry a commencé par relever l'aspect positif de la déclaration faite par le Premier ministre désigné Saad Hariri à sa sortie du palais de Baabda, samedi après-midi (Voir par ailleurs). « À en juger par les propos tenus par Saad Hariri, je pense que je mettrai fin prochainement au mutisme politique que j'observe » (au sujet de la formation du gouvernement), a notamment déclaré M. Berry, se montrant ainsi optimiste quant à un prochain dénouement de la crise gouvernementale.
Le président de la Chambre a ensuite axé son intervention sur le problème de l'unité des musulmans. « Nous devons œuvrer à l'unité des musulmans afin de faire face au défi posé par la guerre hégémonique colonialiste qui vise à s'en prendre à nos ressources humaines et naturelles, a déclaré M. Berry. Cette guerre vise l'islam sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Ces visées hégémoniques tentent de créer une confrontation sectaire sunnito-chiite. Elles visent à provoquer une situation conflictuelle entre l'Iran et l'arabisme et à substituer au conflit arabo-israélien un conflit arabo-iranien, et donc intermusulman. La riposte à ces tentatives d'effritement et de provocation d'une situation conflictuelle doit être l'unité. Les leaderships politiques et religieux se doivent d'assumer leurs responsabilités sur ce plan en formant une commission d'ulémas émanant de l'Arabie saoudite et de la République islamique iranienne afin de régler les différends communautaires et mettre un terme aux tensions de manière à éviter que celles-ci soient exploitées dans certains pays arabes et musulmans ».
Après avoir mis l'accent sur la nécessité de « définir et créer les domaines de coexistence possible et d'échanges entre les civilisations arabe et perse », M. Berry a lancé un appel pressant à « un dialogue arabo-iranien ouvert, portant sur les sujets conflictuels qui opposent les deux parties ». En conclusion, le chef du Législatif a déclaré que le récent sommet saoudo-syrien de Damas « a contribué à rétablir la confiance au niveau des relations interarabes, de même qu'il a posé les jalons d'une compréhension et d'une collaboration entre le monde arabe et de grands pays islamiques de la région, dont notamment l'Iran et la Turquie ».


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