Paris estime que le vote de la résolution initiée par les Palestiniens sur le rapport Goldstone, adoptée vendredi par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, était "prématuré, et "regrette profondément" qu'elle n'ait pas fait l'objet d'une "véritable discussion".
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères revient sur les raisons pour lesquelles "la France (...) a refusé de participer au vote sur le projet de résolution" approuvant le rapport qui accuse Israël de "crimes de guerre" lors de son offensive contre la bande de Gaza en décembre 2008-janvier 2009.
"La France avait salué la décision prise par le Président du Conseil des Droits de l'Homme en avril 2009, de rééquilibrer le mandat confié à la mission d'établissement des faits présidée par le juge Goldstone, en l'élargissant aux actions de toutes les parties au conflit", explique le ministère.
"Un projet de résolution nous a été remis en début de semaine. L'Union Européenne avait demandé à travailler sur ce texte avec ses co-auteurs. La négociation que nous espérions n'a pas pu avoir lieu, du fait des refus des co-auteurs de tenir compte de nos préoccupations. Nous le regrettons profondément", poursuit le texte.
Le Quai d'Orsay considère que le texte soumis au vote vendredi "mêlait de manière inopportune le rapport de la mission d'établissement des faits et des questions sans lien direct avec le mandat du Conseil des Droits de l'Homme et détournait ainsi l'action du Conseil de l'objectif qu'il s'était initialement assigné".
"Nous avons sollicité le report du vote sur ce projet de résolution pour permettre à une véritable discussion de s'engager. Nous regrettons le refus opposé à cette demande. Parallèlement, nous avons engagé des discussions de nature à mettre en oeuvre certaines des recommandations du rapport. La mise aux voix prématurée de ce projet de résolution n'a pas permis à ces efforts d'aboutir avant le vote", conclut le texte.
L'adoption du texte, votée à une faible majorité des 47 membres, porte de facto l'affaire devant le Conseil de sécurité à New York.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères revient sur les raisons pour lesquelles "la France (...) a refusé de participer au vote sur le projet de résolution" approuvant le rapport qui accuse Israël de "crimes de guerre" lors de son offensive contre la bande de Gaza en décembre 2008-janvier 2009.
"La France avait salué la décision prise par le Président du Conseil des Droits de l'Homme en avril 2009, de rééquilibrer le...


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