« Le but de la manifestation est de rendre la science amusante », déclare Najwa Bassil, coordinatrice des activités des Journées de la science. Pour la deuxième année consécutive, l'hippodrome de Beyrouth se transforme en village scientifique.
Au milieu des arbres, sur la pelouse, une quarantaine de stands offrent au public l'occasion de s'adonner en toute confiance à des jeux et des activités pratiques. Parmi eux, des universités, des écoles, des centres de recherche, des associations et des particuliers. Leur objectif : présenter des inventions en tout genre, pour sensibiliser les adultes, mais surtout les enfants, à leur environnement.
De bonnes habitudes
Au stand de l'AUB, c'est à l'aide de peinture « non toxique » que des étudiants en biologie ont décidé d'attirer l'attention des petits. « C'est l'âge idéal pour leur donner de bonnes habitudes, explique Isbar, 28 ans, coordinateur. Quand ils sont adultes, c'est trop tard. » But de l'opération : leur faire comprendre l'importance de la biodiversité, de la nature et de l'environnement. La préparation de la mixture amuse autant que le barbouillage qui s'ensuit.
Plus loin, un plateau de jeu présente aux enfants des fruits et des feuilles, qu'il leur faut associer à l'arbre dont ils sont tombés. « Tu vois, celles de l'arbre de Judée ressemblent à ça », montre une jeune fille à un petit garçon. Protection des oiseaux, anatomie, technologie... Tous les domaines scientifiques sont abordés.
Observer les étoiles
Année mondiale de l'astronomie oblige, les télescopes ont la part belle dans le village. « Ce que je préfère, c'est l'exposition sur l'espace, organisée par l'Observatoire de Genève », conseille Malek el-Khoury. Homme d'affaires libanais vivant la moitié de l'année à Genève, c'est à lui que revient l'initiative de ces Journées.
« Je vivais à Genève, où a lieu tous les ans depuis l'année 2000 ce qu'ils appellent la Nuit de la science. Je rêvais de transposer la manifestation ici, raconte-t-il. Un jour, j'ai contacté des gens des deux côtés, ai proposé mon idée, et ça a marché ! » Pas de surprise alors de voir le drapeau suisse flotter aux côtés du cèdre vert.
Les curieux se pressent pour tenter d'observer une étoile. Parfois, il s'agit simplement d'un satellite ou d'un avion. À quelques pas, une fanfare joue des morceaux festifs. Qui a dit que la science était rébarbative ?
L.H.


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