En chiffres absolus, l'OPEP a rehaussé d'environ 0,2 million de barils par jour (mbj) sa prévision de demande tant pour 2009 que pour 2010, portant celle-ci à respectivement 84,2 et à 84,9 mbj.
L'organisation, qui pompe environ 40 % du brut mondial, a expliqué tabler aujourd'hui sur une récession mondiale contenue à -1,2 % cette année et sur une croissance de 2,7 % en 2010, contre 2,3 % précédemment.
« L'économie mondiale semble entrer dans une nouvelle phase, passant d'une période de limitation des effets de la crise à une période de rétablissement économique », souligne le rapport.
Mais malgré un ressaisissement aux États-Unis, la demande de brut en 2010 restera principalement tirée par des pays n'appartenant pas à l'OCDE tels que la Chine, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Amérique latine, note l'OPEP.
En outre, la reprise de l'économie mondiale relèvera plutôt d'une « croissance lente que d'un rebond marqué », prévient le cartel. L'OPEP relève en particulier les risques incarnés par l'explosion du chômage et de l'endettement public à la suite de la crise.
Malgré des perspectives « en nette amélioration », la pérennité du rétablissement économique dépend ainsi d'un délicat passage de relais entre la demande publique et la demande privée, relève l'OPEP.
Le 9 octobre, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) représentant les intérêts des pays consommateurs avait elle aussi revu en hausse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2009, avec une contraction de 1,9 % en 2009 et une hausse de 1,7 % en 2010.
La semaine dernière, le Koweït avait estimé que les prix du brut se maintiendraient entre 60 et 80 dollars le baril ces prochains mois et exclu que l'OPEP augmente son niveau de production lors de sa prochaine réunion en décembre.
Lors de sa réunion de septembre à Vienne, le cartel avait décidé le maintien de ses objectifs de production. Celle-ci s'est établie à 26,4 mbj en septembre (hors Irak), soit 1,5 mbj de plus que ses quotas de production.

