Ce constat est celui de Walid Joumblatt qui a commencé par rappeler, dans son intervention hebdomadaire à al-Anba', l'organe du PSP, qu'il a été « l'un des premiers à applaudir l'élection » du président Obama, et que le discours de ce dernier adressé du Caire au monde musulman était « positif, à l'exception de quelques petits points ». Mais pour lui, tout cela ne signifie aucunement qu'il « ait réussi à réaliser ne serait-ce que le minimum au Proche-Orient, c'est-à-dire mettre un frein à la colonisation sauvage par Israël : ceci a été un échec patent malgré les incessants va-et-vient de George Mitchell », a déploré le chef du PSP, se déchaînant contre l'État hébreu, son sionisme et son « racisme » et s'interrogeant sur l'avenir de Jérusalem, de la mosquée al-Aqsa, des frontières, des réfugiés, de l'eau, de la libération des territoires occupés et du conflit israélo-arabe « à l'aune de cette réalité ». Walid Joumblatt s'est également interrogé sur les critères utilisés par le comité des Nobel dans le discernement des prix, « surtout que le Nobel de littérature a été octroyé à une écrivaine allemande », plutôt jeune elle aussi, « au détriment du grand auteur arabe qu'est Adonis ».
Le leader druze a ensuite estimé qu'il valait mieux que les forces américaines et l'OTAN quittent l'Afghanistan, qui a prouvé tout au long de son histoire qu'il n'est qu'une tombe pour les impérialismes, « tous les impérialismes ». Dénonçant le régime de Hamid Karzaï, il a conseillé aux Américains de ne pas revivre leur expérience vietnamienne, de cesser d'envoyer leurs soldats et de laisser le peuple afghan veiller à sa propre gouvernance.
« Nous souhaitons vraiment que le président US réussisse à casser le cercle vicieux du conflit israélo-arabe pendant sa période de grâce, avant les élections au Congrès dans un an ; nous espérons aussi qu'Israël échouera dans sa tentative de bloquer le dialogue américano-iranien et d'entraîner Washington dans une guerre préventive contre l'Iran », a encore dit Walid Joumblatt.

