Rechercher
Rechercher

Culture

Le rap et le hip-hop sur la scène beyrouthine

Organisé par la Communauté européenne, le Goethe Institute, l'Association Assabil, les Amis des bibliothèques publiques, la Mission culturelle française, le Centre culturel italien et Beyrouth, capitale mondiale du livre, le Festival European-Lebanese Rap-Poetry a clôturé ses quatre journées d'ateliers par une grande finale lors d'une soirée au théâtre al-Madina. Un public nombreux qui « kiffe » le rap et le hip-hop a assisté aux diverses représentations données par les artistes français, italien et allemand et leurs collègues libanais.
Sur 4 jours consécutifs, des ateliers dans différentes régions du pays, du sud au nord, en passant par la Békaa pour finir à Beyrouth. Le but de ce projet était de « donner une opportunité aux jeunes rappeurs d'améliorer leur technique d'une manière non contraignante, en décentralisant les ateliers hors de la
capitale ».
Les ateliers ont ainsi abordé différentes facettes de la culture hip-hop en mettant l'accent sur l'écriture. Les intervenants seront constitués de duos d'artistes européens et libanais du milieu rap. C'était l'occasion pour les artistes européens et les rappeurs locaux de présenter leurs propres compositions et le résultat des interactions lors des ateliers qui se sont déroulés dans les bibliothèques municipales du réseau Assabil. Ainsi, à Geitawi s'est tenu l'atelier consacré au Beat Box ou les « hommes orchestres ». Y a participé : Tobias Borke (Allemagne), Fayez Zouheiry, (membre du groupe Fareeq el-Atrache et premier beat boxer au Liban), Yousri el-Chami (membre du groupe Katibe 5), et Mohammad el-Hage (jeune rappeur qui espère sortir prochainement son premier album).
Rappelons que le principe du Beat Box est l'imitation par la voix de rythmiques créées par des instruments ou des boîtes à rythme. Le but de l'atelier était donc d'en apprendre davantage sur cet art complexe qui « requiert une grande maîtrise du rythme et de la combinaison des sonorités, une technique vocale irréprochable ainsi qu'une imagination débridée, afin de créer toujours plus de nouveaux sons pour accompagner les musiques et les voix ».
À Tripoli, un atelier appelé « M.A.O. : Créer son Beat seul » réunissait l'Italien Francesco Di Gesù, connu également sous le pseudo de « Frankie HI-NRG MC », Mazen el-Sayed (poète, journaliste et musicien), Yasin Qasem (fondateur du groupe I-Voice) et Imad Hachicho (musicien, joueur de oud).
La musique assistée par ordinateur, ou M.A.O., a certainement révolutionné la composition de la musique ces dernières années. L'atelier était centré sur les logiciels-clés et leur utilisation optimale. Après un travail sur la théorie du rythme, les participants ont abordé le travail de sampling et la création d'un cadre musical par M.A.O.
Au Hermel, c'est l'union du rap et du zajal qui a captivé les participants dont Hocine Benmebrouk (slameur français), Amro Abdel Rahman et Tarek el-Khatib (membres du groupe Katibe 5) ainsi que le musicien et percussionniste Mohammad Hamdar.
Le zajal, tout comme le rap freestyle, est un art spontané où deux artistes se confrontent en direct devant un public. D'intéressantes créations sont nées de la confrontation entre les techniques vocales et les modes d'écriture de ces deux styles basés sur le langage, notamment lors de duels freestyle.
Pour la vidéo, dont les ateliers se sont tenus à Bachoura, ce sont les artistes Hakim Zouhani (vidéaste français), Siska (ancien membre du groupe Kita3 Beyrouth et artiste graffiti, 6K est un artiste vidéo qui filme la scène rap libanaise et son évolution), Omar Zeinedin (artiste vidéo et MC). Comment paramétrer une caméra vidéo ? Quel format utiliser et pour quel résultat ? Comment créer un plan, prendre le son, découper un plan en séquences, monter et encoder une vidéo ? Toutes ces questions, et bien d'autres encore, ont été évoquées dans cet atelier qui a abouti à la réalisation d'un clip.
Initiative hautement louable que ce festival, qui aurait permis aux participants d'élargir leurs horizons et au public de se familiariser un peu plus avec le rap et le hip hop, mais aussi et surtout avec ces formations locales qui ne demandent qu'à être encouragées et écoutées.

Organisé par la Communauté européenne, le Goethe Institute, l'Association Assabil, les Amis des bibliothèques publiques, la Mission culturelle française, le Centre culturel italien et Beyrouth, capitale mondiale du livre, le Festival European-Lebanese Rap-Poetry a clôturé ses quatre journées d'ateliers par une grande finale lors d'une soirée au théâtre al-Madina. Un public nombreux qui « kiffe » le rap et le hip-hop a assisté aux diverses représentations données par les artistes français, italien et allemand et leurs collègues libanais. Sur 4 jours consécutifs, des ateliers dans différentes régions du pays, du sud au nord, en passant par la Békaa pour finir à Beyrouth....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut