Rechercher
Rechercher

Liban

Un optimisme modéré à Beyrouth

Le sommet syro-saoudien de Damas a suscité une série de réactions à Beyrouth. De nombreux hommes politiques s'en sont félicités, mais tout en affichant un optimisme modéré, le rapprochement syro-saoudien n'étant pas suffisant à leurs yeux pour favoriser la formation d'un gouvernement.
« C'est désormais à nous de ne pas fixer des conditions impossibles et de saisir rapidement cette occasion en or, car il existe des puissances locales, régionales et internationales qui tentent de faire échouer l'accord syro-saoudien », a déclaré à la presse le chef du PSP, Walid Joumblatt.
De son côté, le ministre sortant des Affaires sociales, Mario Aoun, a estimé que le sommet de Damas n'est pas suffisant. Un avis également partagé par le député Moustapha Allouche.
« Ce que nous voyons ne permet pas d'espérer qu'un gouvernement sera formé dans un avenir proche car les États-Unis n'ont toujours pas donné leur feu vert », a indiqué M. Aoun.
L'ancien chef de gouvernement, Nagib Mikati, s'est dit satisfait du rapprochement syro-saoudien et de l'évolution des rapports interarabes. « On sait tous à quel point la situation au Liban est tributaire de celle qui prévaut dans la région et des rapports entre les États. Mais cela ne doit pas nous empêcher de renoncer à notre rôle et de le déléguer à d'autres », a-t-il dit, avant de souligner la nécessité de « tabler sur les points communs pour parvenir à former un gouvernement capable de gérer tous les dossiers qui intéressent les Libanais ».
M. Mikati a exprimé son inquiétude face aux incidents de sécurité itinérants, mettant en garde contre les tentatives de porter atteinte à la stabilité, « dans le but de faire passer des messages politiques ».
Membre du Bloc parlementaire de la libération et du développement, M. Yassine Jaber a invité les dirigeants libanais à profiter du rapprochement syro-saoudien et à se dépêcher pour former un gouvernement sur base de la formule 15-10-5.
Son collègue Abdel Majid Saleh s'est dit persuadé qu'une solidarité interarabe ne peut que se répercuter positivement sur le Liban, tout en précisant qu'Amal « ne pratique pas l'opposition pour bloquer, mais pour mettre les points sur les "i" et éviter un vide dont les effets négatifs sont pires que l'absence d'un gouvernement ».
Le député Samir Jisr a estimé que « tout rapprochement interarabe est positif dans l'absolu » et qu'il est « du devoir des Libanais de s'atteler aux détails pour profiter de ce rapprochement ». Il a jugé nécessaire que le gouvernement soit formé le plus rapidement possible et qu'il fasse l'objet d'une entente nationale. M. Jisr n'a pas écarté la possibilité que les incidents de Bab el-Tebbaneh et de Baal Mohsen soient l'œuvre de « parties lésées par la réconciliation syro-saoudienne ou par la formation d'un gouvernement au Liban ».
Réuni hier sous l'égide de son vice-président, Robert Khoury, le PNL a qualifié de positif le sommet syro-saoudien qu'il a situé dans le cadre « des mesures nécessaires pour tourner la page des tensions et ouvrir une autre basée sur la coopération dans l'intérêt des deux pays ». « Mais ce qui nous importe surtout, c'est le fait que l'entente soit permanente pour que les conflits interarabes cessent. Le Liban ne peut qu'en profiter puisqu'il cessera à son tour d'être une scène ouverte aux règlements de comptes interarabes », a indiqué le PNL dans son communiqué. Il a estimé qu'il est « du devoir des Libanais de devenir maîtres de leur propre sort et de s'abstenir de se rallier à des axes régionaux afin d'y puiser leur force ».

Le sommet syro-saoudien de Damas a suscité une série de réactions à Beyrouth. De nombreux hommes politiques s'en sont félicités, mais tout en affichant un optimisme modéré, le rapprochement syro-saoudien n'étant pas suffisant à leurs yeux pour favoriser la formation d'un gouvernement.« C'est désormais à nous de ne pas fixer des conditions impossibles et de saisir rapidement cette occasion en or, car il existe des puissances locales, régionales et internationales qui tentent de faire échouer l'accord syro-saoudien », a déclaré à la presse le chef du PSP, Walid Joumblatt.De son côté, le ministre sortant des Affaires sociales, Mario Aoun, a estimé que le sommet de Damas n'est pas...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut