L'appellation du stade vient du vieux nom breton « Rodou » qui signifie « les Gués », précise le club aujourd'hui en L2.
Le Roudourou n'en est pas à son coup d'essai en matière de match de gala. En 1996, les joueurs de l'Inter Milan, éberlués, étaient venus jouer en Coupe de l'UEFA (et s'imposer facilement) dans cette petite enceinte cernée par des immeubles (dont certains jouissent d'une excellente vue sur la pelouse).
En élite française, le club des Côtes d'Armor avait connu son heure de gloire lors de la saison 2002-03 avec un duo magique sur le terrain, Malouda-Drogba, tandem aujourd'hui reformé à Chelsea.
En ouverture de la saison, Lyon avait été neutralisé 3-3 au Roudourou. Cette même saison, ce stade avait été le lieu d'un renversement incroyable aux dépens du PSG de Ronaldinho, qui menait 2 à 0 jusqu'à l'heure de jeu avant d'être finalement battu 3 à 2. Le club avait fini 7e de L1.
Mardi, à Clairefontaine, Gaël Clichy, doublure de Patrice Evra, avait regretté : « Le Stade de France aurait pu être bien, le terrain est plus grand, on aurait pu les faire courir plus. Mais c'est Guingamp, c'est décidé, c'est comme ça. »
Faux, a rétorqué Noël Le Graët, vice-président de la FFF, président de l'En-Avant Guingamp et ancien maire de la ville, grand artisan de la venue des Bleus. « On n'est pas des ploucs, le stade est homologué par l'UEFA et la FIFA, il mesure 105 mètres sur 68, il est de même taille que le Parc des Princes, qu'à Marseille ou qu'au Stade de France », a-t-il expliqué dans L'Équipe.

