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Hommage au Dr Wadih Hage

Pour le commun des mortels, tu étais Wadih ! Pas besoin du titre de « Docteur » ! Pas besoin qu'ils sachent que tu étais « major » de ta promotion à la faculté de médecine à Montpellier ou l'élu de tous les Libanais à l'université !
Toi, tu t'en foutais ! Le prestige tu n'en avais pas besoin. Tu ne savais pas quoi en faire ! Wadih c'était une assurance-vie gratuite pour tout le monde ! C'était l'antidote douleur. C'était le sage, le prêtre, le papa de tout le monde ! C'était aussi l'aventure dans le monde de la médecine. Pour toi, c'était la « vie » qui comptait le plus. Pour les autres, c'était leur réputation ! Wadih, j'ai découvert en toi beaucoup de qualités cachées par ton humilité extrême ! Et Dieu seul sait ce que c'est difficile d'être humble ! Tu as toujours été courageux, audacieux même, et si généreux avec tes malades, au point d'acheter leurs médicaments...
Tu as toujours voulu rester « maître » dans ton domaine. Comme tu me l'as toujours dit, la médecine est un art, pas seulement une science. Wadih, tu as toujours été fier et parfait dans ta tête, une montagne, un aigle, un lion qui ne vieillit jamais. Le mensonge et la maladie étaient tes ennemis déclarés. Tu t'es donné entièrement au monde. Tu voulais en échange que le monde se donne entièrement à toi. Mais la vie est imparfaite, les gens sont faibles et la maladie nous guette ! Alors, tu as préféré nous quitter pour rester dans notre imaginaire l'aigle qui survole « Sannine » et le lion qui rugit sur ses flancs.
Que ta bonté et l'ombre de ton âme bénissent ta famille et tes bien-aimés « Ya habib el-alb » qui a brûlé tous nos cœurs. Mais sois assuré, Faten et Razi prendront la relève incessamment, sous l'œil vigilant de Silvia, Fadia et le mien.
« Bonne nuit les amis », c'était ta phrase préférée. Cette fois, c'est nous qui te souhaitons « Bonne nuit Wadih », « Bonne nuit mon grand ».

Dr Carlos Guillermo ADEM
Pour le commun des mortels, tu étais Wadih ! Pas besoin du titre de « Docteur » ! Pas besoin qu'ils sachent que tu étais « major » de ta promotion à la faculté de médecine à Montpellier ou l'élu de tous les Libanais à l'université !Toi, tu t'en foutais ! Le prestige tu n'en avais pas besoin. Tu ne savais pas quoi en faire ! Wadih c'était une assurance-vie gratuite pour tout le monde ! C'était l'antidote douleur. C'était le sage, le prêtre, le papa de tout le monde ! C'était aussi l'aventure dans le monde de la médecine. Pour toi, c'était la « vie » qui comptait le plus. Pour les autres, c'était leur...