Le gouvernement américain a « démontré son engagement en faveur d'une résolution diplomatique des questions en suspens entre l'Iran et la communauté internationale », a déclaré Stuart Levey, sous-secrétaire d'État au Trésor chargé du renseignement financier et de la lutte contre le terrorisme. « Si l'Iran ne respecte pas ses obligations (...), les États-Unis seront obligés de se tourner vers des sanctions renforcées », a ajouté M. Levey. Le secrétaire d'État adjoint James Steinberg a également souligné l'importance de cette stratégie. « L'administration a choisi la double stratégie qui présente un choix clair pour les dirigeants iraniens : ils peuvent négocier en toute bonne foi (...) ou ils peuvent choisir l'isolement et une pression internationale croissante », a-t-il dit. De son côté, le président de la commission bancaire, Christopher Dodd, s'est montré déterminé à légiférer. Par ailleurs, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a qualifié de « positives » les discussions de la semaine dernière à Genève sur le nucléaire iranien, tout en insistant sur le fait que les États-Unis attendaient « plus » de la part de Téhéran.
Parallèlement, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré hier que les manœuvres et les progrès militaires ne constituaient pas une « menace » pour les voisins de l'Iran, lors d'un discours prononcé dans le nord du pays, a rapporté la télévision d'État. « La dignité et la puissance ne s'obtiennent pas par la dépendance aux États-Unis (...) elles sont liées à la confiance en soi », a-t-il ajouté. Il a accusé les ennemis de l'Iran de chercher à créer un climat de « peur » vis-à-vis du pays « dans la région et le monde ».
L'Iran a mené des manœuvres balistiques le 28 septembre en procédant notamment au lancement de missiles Shahab-3 et Sejil, d'une portée de 1 800 et 2 000 km, capables d'atteindre Israël.

