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Liban

Le Hezbollah s’accroche à la formule des 15/10/5

Les milieux du Hezbollah continuent de prôner la mise en place d'un gouvernement d'union nationale sur la base de la formule des 15/10/5 et appellent à saisir l'occasion présentée par le climat arabe, selon eux « positif », pour hâter cette mise en place.
Estimant que le cabinet de partenariat national est « une nécessité que personne ne pourrait transgresser », le ministre sortant du Travail, Mohammad Fneich, a jugé « stérile de chercher à remettre sur le tapis la négociation sur la formule de base du gouvernement ».
« En conséquence, a enchaîné M. Fneich, la formule des 15/10/5 est la plus adéquate, car elle a déjà obtenu l'aval de toutes les parties. Or il convient de bâtir sur ce qui a déjà fait l'objet d'un consensus. »
« L'opposition est ouverte au dialogue et à la concertation », a affirmé par ailleurs le ministre. Selon lui, « il est nécessaire d'éloigner des médias le processus de négociations sur les détails de la formation du gouvernement pour que le discours reste calme. Aucune négociation ne pourra déboucher sur un succès si elle est menée par la voie des médias ».
Enfin, M. Fneich a appelé toutes les parties à « mettre à profit le climat positif qui se dessine à l'horizon des relations interarabes, et en particulier syro-saoudiennes ». Sauf que cela « n'annule pas le rôle des protagonistes libanais, et notamment du Premier ministre désigné, à qui incombe la responsabilité de faire preuve d'imagination en matière de recherche des solutions », a-t-il souligné.
De son côté, le député Hussein Hajj Hassan a préconisé la « consécration » de la formule des 15/10/5. « C'est sur la base de cette formule que doit être composé le gouvernement, loin des influences américaines », a ajouté M. Hajj Hassan.
Tout en considérant que le climat actuel était « positif », il a estimé cependant que les « Américains ne sont pas encore fatigués de leur rôle de sabotage ».
Selon lui, les Libanais ont « à choisir entre deux options : l'une, positive, représentée par un gouvernement d'union nationale en mesure de sauver le pays, et la seconde, négative, qui consiste à revenir à la politique de monopole et d'hégémonisme illusoirement soutenue par les Américains ».
Son collègue Ali Fayyad a fait valoir que « le climat positif qui règne sur le plan régional est une occasion qu'il faut saisir pour aller de l'avant dans la mise en place d'un cabinet d'entente nationale en vertu de la formule des 15/10/5 et conformément à la Constitution ».
M. Fayyad, qui s'efforce dans ses prises de position depuis son élection de réconcilier l'approche consensualiste de l'opposition, en général, et de son parti, en particulier, avec l'orthodoxie constitutionnelle, a ajouté : « Nous, au sein du Hezbollah, nous respectons la Constitution libanaise dans ses deux dimensions, consensuelle et majoritaire. »
Et, selon lui, la formule des 15/10/5 est « une traduction réelle de ces deux dimensions ».
Enfin, Nawwaf Moussaoui, autre député du Hezb, s'est lui aussi fait l'écho de l'optimisme ambiant au sein de ce parti, affirmant que les négociations qui ont été menées jusqu'ici « pourraient conduire prochainement à la formation du gouvernement d'union nationale ».
Les milieux du Hezbollah continuent de prôner la mise en place d'un gouvernement d'union nationale sur la base de la formule des 15/10/5 et appellent à saisir l'occasion présentée par le climat arabe, selon eux « positif », pour hâter cette mise en place.Estimant que le cabinet de partenariat national est « une nécessité que personne ne pourrait transgresser », le ministre sortant du Travail, Mohammad Fneich, a jugé « stérile de chercher à remettre sur le tapis la négociation sur la formule de base du gouvernement ».« En conséquence, a enchaîné M. Fneich, la formule des 15/10/5 est la plus adéquate, car elle a déjà obtenu l'aval de toutes les...
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