Le député Ali Fayad, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a fait état dans ce cadre d'un « climat positif » qui marque les tractations en cours pour mettre sur pied le cabinet, soulignant qu'il a été convenu de « rechercher des issues acceptables par toutes les parties, car nul ne souhaite briser la faction adverse ». « Le tout est une question de temps », a-t-il affirmé, précisant qu'il n'existe pas de problème au niveau de la représentation chiite au sein du gouvernement. « Le Hezbollah avait déjà informé M. Hariri que l'obstacle (à la formation du gouvernement) est désormais clair et que la solution se trouve au niveau du Courant patriotique libre », a souligné M. Fayad qui a, par ailleurs, dénoncé la récente déclaration du député Samy Gemayel qui avait déclaré que « c'est l'arsenal militaire du Hezbollah qui empêche la formation d'un gouvernement issu de la majorité ». « De telles déclarations sont illogiques et ne s'inscrivent pas dans le contexte politique global », a affirmé M. Fayad.
Le ministre Mohammad Fneich (Hezbollah) a souligné pour sa part que la prochaine visite du roi Abdallah en Syrie contribuera à favoriser l'entente entre les Libanais « à condition qu'il existe au plan interne une volonté et une capacité d'élaborer des solutions adéquates ». M. Fneich a réaffirmé à cet égard les doléances du 8 Mars, portant notamment sur l'attachement à la formule ministérielle 15-10-5 et au principe du « partenariat » sur lequel devrait être fondé le gouvernement d'union nationale.
De son côté, le secrétaire général du Baas prosyrien, Fayez Chokr, a estimé que le climat qui entoure les efforts déployés en vue de la formation du gouvernement est « positif et incite à l'optimisme quant à une possible éclaircie qui serait dans l'intérêt du pays ». « À mon avis, la situation évolue dans le sens de la détente, même en ce qui concerne le dossier nucléaire iranien », a déclaré le responsable du Baas prosyrien qui a souligné que le règlement du problème de la formation du gouvernement « ne devrait pas tarder ».
Même optimisme au niveau du député Anouar Khalil, membre du bloc Berry, qui a déclaré que « l'approche suivie par le président Hariri nous incite à croire que des progrès tangibles ont été enregistrés en ce qui concerne la formation du gouvernement ». « Nous sommes parvenus à la phase finale et cruciale », a-t-il affirmé.
Pour sa part, sayyed Mohammad Hussein Fadlallah a abordé la crise gouvernementale sous l'angle du contexte régional et international, faisant montre d'optimisme à ce propos, soulignant que la nouvelle administration américaine « a décidé de s'engager sur la voie de la détente avec certaines parties arabes et de passer de la phase des menaces à celle du dialogue, ce qui généralement se répercute positivement sur le pays ».
Membre du bloc parlementaire aouniste, le député Nehmetallah Abi Nasr s'est lui aussi montré optimiste, déclarant que « la nouvelle approche dans la formation du gouvernement incite à l'optimisme, à condition que les bonnes intentions se traduisent par des actes ». « La discussion sérieuse et en profondeur qui s'est produite entre le Premier ministre désigné et le Bloc du changement et de la réforme a porté sur les fondements du système politique, administratif et économique, et sur les moyens de surmonter les lacunes qui ont entravé jusqu'à présent le projet d'édification de l'État », a indiqué M. Abi Nasr.


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