Alors que certains médias avaient rapporté que la MTV aurait licencié une soixantaine de personnes, le directeur de l'information au sein de la chaîne, Ghayyas Yazbeck, a indiqué à L'Orient-Le Jour que son institution n'a remercié que 8 salariés. « Les employés concernés étaient en période d'essai, a-t-il précisé. Certains n'ont pas pu concilier leur travail à la MTV avec les exigences des autres emplois qu'ils exercent. D'autres n'ont pas réussi à frayer leur chemin dans le monde difficile de la télévision. Nous avons donc dû mettre un terme à notre collaboration professionnelle avec eux. Leur départ n'affectera aucunement le travail au sein de la MTV qui reste en très bonne santé financière. »
Le confrère a en outre souligné qu'une cinquantaine de personnes ont été licenciées par la société de production Studio Vision. Ces personnes collaboraient initialement avec la société de production Rotana. Mais le propriétaire de cette dernière, le prince saoudien al-Walid ben Talal, aurait réduit sévèrement le financement de la compagnie du fait des lourdes pertes financières qu'il aurait subies avec la crise des « subprimes ». En conséquence, Rotana devait licencier une cinquantaine de ses employés.
Néanmoins, le propriétaire de la MTV, Michel Gabriel Murr, aurait décidé de prendre à sa charge les salaires des personnes concernées, dans l'espoir d'une amélioration de la situation. Sauf qu'avec l'alourdissement de ses charges salariales, Studio Vision a fini par licencier la cinquantaine d'employés.
« Studio Vision ne traverse toutefois aucune crise et sa situation financière est excellente », a tenu à souligner Ghayyas Yazbeck.
Par ailleurs, aux dires de sources bien informées, la chaîne LBCI aurait licencié une vingtaine de salariés qui, semble-t-il, relèveraient en majorité de son département de sécurité. Selon les sources précitées, cette première vague de licenciements aurait pour but de réduire la masse salariale de la chaîne après les pertes qu'elle aurait subies avec la fermeture de ses bureaux en Arabie saoudite.
Rappelons que les autorités saoudiennes avaient décidé d'infliger cette sanction à la LBCI suite au témoignage, considéré comme « libertin », d'un ressortissant saoudien dans le cadre de l'émission Ahmar bil khatt el-Aarid présentée par Malek Maktabi, ainsi qu'après certains propos tenus par le poète Adonis dans une interview à la chaîne.
Ma. H.

