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Moyen Orient et Monde - Clearstream

Villepin se défend de tout complot contre Sarkozy

Il n'y a « jamais eu d'instruction présidentielle » dans le dossier, affirme l'ancien Premier ministre.
Entendu pour la première fois dans le procès qui l'oppose à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a nié hier avoir comploté en 2004 contre l'actuel chef de l'État et s'est présenté en victime d'une manipulation. Comme au premier jour du procès de l'affaire Clearstream, le 21 septembre, l'ancien Premier ministre a fait une déclaration devant la presse sur un ton solennel. « Je suis heureux de pouvoir aujourd'hui apporter ma contribution à l'émergence de la vérité dans cette affaire où les mensonges et les manipulations ont obscurci cette vérité », a-t-il déclaré.
Ministre des Affaires étrangères (mai 2002-mars 2004), de l'Intérieur (mars 2004-mai 2005), puis Premier ministre (mai 2005-mai 2007) à l'époque des faits, Dominique de Villepin est jugé pour « complicité de dénonciation calomnieuse, complicité de faux, recel de vol et d'abus de confiance ». Les faux listings de comptes bancaires de la société luxembourgeoise Clearstream remis à la justice entre avril et octobre 2004 comportaient, outre les patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy, Nagy et Bocsa, des centaines de noms. Dominique de Villepin a expliqué aux juges qu'il avait été informé de cette affaire une seule fois, lors d'une réunion le 9 janvier 2004 au ministère des Affaires étrangères, qu'il dirigeait à ce moment. Il n'en aurait ensuite plus entendu parler jusqu'en juillet 2004.
Le 9 janvier, a-t-il dit, le vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin lui a fait part de l'existence des listings qui devaient se révéler faux, en présence de Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, qui avait déjà engagé une enquête. Il a raconté avoir demandé au général Rondot de poursuivre des investigations générales, en invoquant les « instructions générales du président de la République (Jacques Chirac) sur la moralisation de la vie économique internationale ». « Nous ne sommes entrés à aucun moment dans la définition des cibles ou dans l'implication de personnes », a-t-il ajouté. Jacques Chirac a été informé, mais, a dit le prévenu, « il n'y a jamais eu d'instruction présidentielle dans ce dossier ».
Le président du tribunal lui a alors lu une note manuscrite du général Rondot rendant compte de cette réunion du 9 janvier, saisie lors de l'enquête et où on lit « enjeu politique, Sarkozy » et « compte couplé Nicolas Sarkozy-Bocsa ».
« Il n'a à aucun moment été fait référence à Nicolas Sarkozy en liaison avec ce système occulte et les listings », a répondu Dominique de Villepin.
Il a assuré qu'il avait juste été débattu de l'éventualité d'alerter Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, de l'affaire, ce qui a été écarté car jugé « pas opportun ».
Entendu pour la première fois dans le procès qui l'oppose à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a nié hier avoir comploté en 2004 contre l'actuel chef de l'État et s'est présenté en victime d'une manipulation. Comme au premier jour du procès de l'affaire Clearstream, le 21 septembre, l'ancien Premier ministre a fait une déclaration devant la presse sur un ton solennel. « Je suis heureux de pouvoir aujourd'hui apporter ma contribution à l'émergence de la vérité dans cette affaire où les mensonges et les manipulations ont obscurci cette vérité », a-t-il déclaré.Ministre des Affaires étrangères (mai 2002-mars 2004), de l'Intérieur (mars 2004-mai 2005), puis Premier...
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