Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Nucléaire/Iran : le négociateur Jalili "positif" avant son départ en Suisse

Le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, a déclaré mercredi avant son départ pour Genève qu'il comptait aborder de manière "positive" les négociations jeudi avec les grandes puissances sur le programme nucléaire controversé de l'Iran.

"Nous nous rendons en Europe pour cette négociation avec une approche positive et j'espère qu'elle sera aussi l'occasion pour les autres" d'adopter cette même approche, a dit M. Jalili, réputé proche du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, à des journalistes à l'aéroport de Téhéran.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) Ali Akbar Salehi a répété mardi que l'Iran ne suspendrait pas son programme nucléaire, son "droit souverain", tout en insistant de nouveau sur le caractère pacifique de ce projet.

Les récentes révélations sur l'existence d'un nouveau site d'enrichissement nucléaire en Iran a jeté une ombre sur la réunion de Genève, la première depuis 14 mois entre Téhéran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni, Allemagne).

Le groupe 5+1 a exigé de l'Iran qu'il coopère avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour une inspection du nouveau site en construction situé à 100 km au sud de Téhéran et, selon M. Salehi, "adjacent à un camp militaire", "au coeur d'une zone montagneuse".

L'Iran a dit que le site serait placé sous supervision de l'AIEA, M. Salehi assurant que son pays "informerait prochainement" l'agence de l'ONU du calendrier des inspections de l'usine.

Pour sa part, le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki, qui a rencontré mardi à New York le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, a réaffirmé que son pays ne renoncerait pas à son "droit" à la technologie nucléaire civile.

"L'Iran, qui défend son droit absolu à développer la technologie nucléaire civile, ne pliera jamais sous la pression politique. L'Iran ne renoncera jamais à son droit de développer la technologie nucléaire civile", a-t-il dit, cité par l'agence officielle iranienne Irna.

Avant cette rencontre, M. Ban avait exhorté l'Iran à respecter les résolutions du Conseil de sécurité sur son programme nucléaire. "Il revient à l'Iran de prouver" que ce programme n'a pas de dimension militaire, avait-il affirmé.

Les Occidentaux, qui voient leurs soupçons sur les ambitions militaires nucléaires de l'Iran renforcées après les révélations sur l'existence du nouveau site d'enrichissement, ont brandi la menace de nouvelles sanctions et répété que l'option militaire demeurait sur la table.

L'uranium enrichi sert de combustible pour les centrales nucléaires mais entre également, à un degré d'enrichissement très élevé, dans la fabrication de la bombe atomique.

L'Iran est sous le coup de trois résolutions de l'ONU assorties de sanctions après son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

L'AIEA n'a pas été jusqu'ici en mesure de conclure à l'existence d'un programme nucléaire militaire.

Le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, a déclaré mercredi avant son départ pour Genève qu'il comptait aborder de manière "positive" les négociations jeudi avec les grandes puissances sur le programme nucléaire controversé de l'Iran.
"Nous nous rendons en Europe pour cette négociation avec une approche positive et j'espère qu'elle sera aussi l'occasion pour les autres" d'adopter cette même approche, a dit M. Jalili, réputé proche du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, à des journalistes à l'aéroport de Téhéran.
Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) Ali Akbar Salehi a répété mardi que l'Iran ne...