Rechercher
Rechercher

Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

La promesse rassurante d’Obama à Sleiman demeure insuffisante

La promesse faite à New York par le président américain, Barack Obama, à son homologue libanais, Michel Sleiman, selon laquelle il n'y aura pas de règlement régional au détriment du Liban, revêt une importance particulière, surtout qu'elle a été associée à une insistance sur le fait que le dossier des réfugiés palestiniens est considéré comme prioritaire par les Américains, presque autant qu'il l'est pour les Libanais.
Personne ne peut en minimiser l'importance, d'autant que le président américain s'était empressé au début de son mandat de proposer sa vision d'une paix au Moyen-Orient, contrairement à ses prédécesseurs, qui attendaient la fin de leur mandat pour prendre ce genre d'initiative. Il n'en demeure pas moins que la promesse de M. Obama reste insuffisante tant qu'il n'existe aucun calendrier-programme établi, nécessaire à cause du conflit avec Israël. Mais l'établissement de ce calendrier est pratiquement impossible, étant donné que les Israéliens ne donnent pas suite aux revendications américaines. Le président Obama n'a jusqu'à présent pas réussi à convaincre l'État hébreu de mettre fin à l'expansion des colonies juives.
Mais de sources politiques, on souligne qu'il faut tenir compte de la promesse du chef d'État américain au sujet notamment des Palestiniens du Liban, parce que ceux qui le connaissent de près savent qu'il est en faveur de l'initiative arabe de paix, approuvée lors du sommet arabe de Beyrouth en 2000 et du droit au retour des réfugiés chez eux, même si certains pensent que de nombreux Palestiniens sont nés dans les pays d'accueil et que s'ils ont à choisir entre rester là où ils sont ou se rendre dans les territoires palestiniens, ils choisiraient la première option.
Les mêmes sources ajoutent que du moment que M. Obama est en faveur du droit au retour et que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ne veut pas mettre fin aux colonies, cela signifie que le Premier ministre israélien fera tout pour occuper ce qui reste des territoires palestiniens et refuser aux Palestiniens le droit d'acquérir des propriétés, tout en multipliant les conditions susceptibles de rendre un retour des Palestiniens encore plus difficile.
Selon les mêmes sources, le président américain est conscient qu'il ne pourra pas user de pression seul sur Israël, afin de pouvoir édifier deux États indépendants, israélien et palestinien avec pour capitale Jérusalem-Est. Il aura besoin de toute l'assistance des membres du quartette, composé comme on le sait, en plus des États-Unis, de la Russie, de l'État qui assume la présidence tournante de l'Union européenne et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
De mêmes sources, on a mis l'accent sur la nécessité de mettre en place une équipe indépendante pour suivre de près tout ce qui se rapporte au processus de paix et de nommer un émissaire libanais spécial qui transmettra les idées et les options libanaises aux capitales concernées, sans attendre les visites d'envoyés spéciaux occidentaux pour discuter du dossier des réfugiés palestiniens. Il est vrai que la Constitution interdit l'implantation des Palestiniens et que les Libanais dans leur ensemble sont contre le maintien des réfugiés dans leur pays, mais il est nécessaire de consolider cette interdiction par une action sur le terrain. L'action officielle s'est avérée jusque-là insuffisante, voire pratiquement absente, ce qui est extrêmement dangereux, de l'avis des mêmes sources qui s'arrêtent sur la question des armes en dehors des camps.
La promesse faite à New York par le président américain, Barack Obama, à son homologue libanais, Michel Sleiman, selon laquelle il n'y aura pas de règlement régional au détriment du Liban, revêt une importance particulière, surtout qu'elle a été associée à une insistance sur le fait que le dossier des réfugiés palestiniens est considéré comme prioritaire par les Américains, presque autant qu'il l'est pour les Libanais.Personne ne peut en minimiser l'importance, d'autant que le président américain s'était empressé au début de son mandat de proposer sa vision d'une paix au Moyen-Orient, contrairement à ses prédécesseurs, qui attendaient la fin de leur mandat...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut