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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Téhéran teste des missiles dans un contexte de tension

L'Iran assure du caractère pacifique de son nouveau site d'enrichissement de l'uranium.
L'Iran a de nouveau tenté hier de rassurer les Occidentaux sur le caractère pacifique de son nouveau site nucléaire, quelques heures après avoir montré sa force de frappe en effectuant des tirs de missiles au cours d'exercices militaires.
Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, a affirmé que son pays n'avait pas l'intention d'enrichir à plus de 5 % d'uranium 235, soit un taux compatible avec des activités nucléaires civiles, dans une nouvelle usine en construction près de Qom (centre). L'Iran dispose déjà d'une usine d'enrichissement à Natanz (centre). « Si nous avions voulu faire de l'enrichissement à un niveau élevé, nous n'aurions pas annoncé » l'existence de cette usine à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-il déclaré. Le programme actuel de l'Iran permet d'enrichir l'uranium à 5 %. Il faut du combustible composé à 90 % d'uranium 235 (fissible) pour fabriquer une bombe atomique. Pour sa part, le représentant de l'Iran auprès de l'agence onusienne, Ali Asghar Soltanieh, a affirmé que le site ne contenait actuellement « aucun matériel nucléaire ». Les « sites de Natanz et de Qom sont complémentaires », a-t-il expliqué. M. Soltanieh a répondu aux critiques des pays occidentaux, qui ont sommé l'Iran de s'expliquer sur cette usine, assurant avoir informé le 21 septembre l'AIEA de l'existence du second site qui sera opérationnel dans 540 jours, alors que Téhéran n'était légalement pas tenu de le faire. L'Iran, qui a révélé vendredi l'existence de ce site, a assuré le lendemain qu'il serait placé sous la supervision de l'AIEA. De son côté, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé samedi que l'annonce de la construction du nouveau site constituait « un coup dur » pour les puissances occidentales, selon l'agence de presse iranienne ILNA.
Sur le plan militaire, l'Iran a tiré trois types de missiles de courte portée hier matin au début d'exercices militaires appelés « Grand prophète 4 », selon la télévision en langue anglaise Press-TV. Selon la chaîne, il s'agit de missiles Tondar (portée de 150 km), Fateh 110 (200 km) et Zelzal (jusqu'à 400 km). Le commandant des forces aériennes des gardiens de la révolution, Hossein Salami, a précisé que des tirs de missiles Shahab-1 et 2 (de portée moyenne) devaient être effectués hier soir, avant des tirs de Shahab-3 aujourd'hui. Le Shahab-3, d'une portée d'environ 2 000 km, est capable d'atteindre Israël. « Nos missiles ne représentent pas de menaces pour nos voisins », a-t-il toutefois souligné.
Pour sa part, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, doute que le régime de Téhéran puisse convaincre les grandes puissances du caractère pacifique de son programme nucléaire, à quatre jours de l'ouverture de nouvelles négociations. « Je ne crois pas qu'ils puissent présenter (jeudi 1er octobre à Genève) des preuves convaincantes de ce que leur programme est uniquement pacifique, mais nous allons les mettre à l'épreuve », a-t-elle déclaré hier sur la chaîne CBS. Le seul moyen qu'aura l'Iran de convaincre de sa bonne foi sera « d'ouvrir entièrement son système, de permettre l'enquête complète qu'appellent les faits », a encore expliqué Mme Clinton. Samedi, elle s'était félicitée de la décision de Téhéran d'autoriser l'AIEA à inspecter son nouveau site d'enrichissement d'uranium. En outre, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se rendra en Iran fin octobre pour tenter de faire baisser la tension, selon l'agence de presse turque Anatolie.
Enfin, les médias israéliens estimaient hier que la communauté internationale est au pied du mur après la révélation de l'existence du second site d'enrichissement d'uranium en Iran. « Il faut appliquer des sanctions écrasantes à l'Iran », titrait Haaretz. Le nucléaire doit figurer mercredi au centre d'une réunion du cabinet de sécurité israélien, selon la radio publique. « Il faut bloquer l'Iran (...). Un front uni », clamait Maariv. Selon un éditorialiste de Maariv, « le monde comprend à présent qu'Ahmadinejad (...) se moque de lui (...). Toutes les options sont ouvertes mais, sans feu vert de Washington, le prix d'une opération militaire d'Israël risque d'être très élevé ». « Il est temps d'en finir avec le régime fou de Téhéran », assurait le Jerusalem Post.
L'Iran a de nouveau tenté hier de rassurer les Occidentaux sur le caractère pacifique de son nouveau site nucléaire, quelques heures après avoir montré sa force de frappe en effectuant des tirs de missiles au cours d'exercices militaires.Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, a affirmé que son pays n'avait pas l'intention d'enrichir à plus de 5 % d'uranium 235, soit un taux compatible avec des activités nucléaires civiles, dans une nouvelle usine en construction près de Qom (centre). L'Iran dispose déjà d'une usine d'enrichissement à Natanz (centre). « Si nous avions voulu faire de l'enrichissement à un niveau élevé, nous n'aurions pas annoncé »...
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