« L'Iran n'a pas fermé la porte aux voyageurs français », a déclaré vendredi à l'AFP Marjan Saboori, directrice du tourisme de la Maison de l'Iran à Paris, présente sur un grand stand coloré qui met en scène les trésors de la Perse antique. « Il n'y a absolument aucun sentiment antifrançais parmi la population iranienne, c'est un problème politique entre gouvernements », a-t-elle assuré.
Le Quai d'Orsay conseille sur son site Internet « de surseoir à tout voyage non essentiel en Iran ». Les services de sécurité iraniens sont « très suspicieux à l'égard des contacts avec la population » et « à l'égard des prises de photographies », prévient le site.
Les relations entre la France et l'Iran sont au plus bas en raison des ambitions nucléaires iraniennes et de l'arrestation le 1er juillet de la jeune universitaire française Clotilde Reiss, accusée d'avoir participé à des manifestations et libérée sous caution à la mi-août.
Depuis la publication de la consigne cet été par le Quai d'Orsay, « beaucoup de voyages ont été annulés, la plupart des tours opérateurs français ont suspendu la destination, alors que l'année 2009 avait bien démarré », a déploré Marjan Saboori.
Seulement 1 000 touristes français se sont rendus en Iran en 2008, contre 7 000 en 2000, selon les chiffres de la Maison de l'Iran, chargée de la promotion touristique.
« J'espère que notre présence à Top Resa donnera aux Français l'assurance qu'ils seront bien accueillis dans notre pays où règne un calme absolu », a poursuivi Mme Saboori.
« Nous ne sommes pas là pour faire de la politique, mais du tourisme », a fait valoir Jamal Zavichi, directeur général d'Iran Air pour la France. Malgré « quelques annulations », le taux de remplissage des vols Paris-Téhéran atteint 75 %, a-t-il indiqué.

