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Nos lecteurs ont la parole

Comme chaque année, ils ont tiré sur la liberté

Par Bernard SADER
Après trois jours d'orage, le temps est magnifique ce matin, le ciel est au bleu, la mer aussi.
Une envie de m'échapper dans mes grands espaces me prend au cœur. J'étais sur ma petite terrasse, au bord de la mer, à siroter mon café du matin, habité d'une grande sérénité et quiétude. Un spectacle magnifique, celui qui annonce la fin de l'été, se présente à mes yeux.
En formation parfaite, sans boussole, guidées par leur seul instinct de liberté à ciel ouvert, les cigognes quittaient paisiblement nos cieux. Ressentant l'arrivée du froid, elles partaient vers d'autres cieux plus cléments.
Pan ! Pan ! Pan !
Tourbillonnant dans une chute libre, la première tombe sous mes yeux. La formation se défait dans la panique, celle de perdre sa liberté. Par le pan ! Pan ! Pan ! des hommes...
Attroupement sous ma terrasse. Fier d'avoir abattu une paisible cigogne, armée de sa seule liberté, l'homme exhibe son trophée.
Pan ! Pan ! Pan !
La seconde tourbillonne et tombe en chute libre, puis la troisième.
Parce qu'ils ne peuvent jouir de ce merveilleux don gratuit du Créateur, les hommes tirent sur la liberté en croyant récupérer la leur...
Jusqu'à quand le massacre de la liberté continuera-t-il sa valse folle sur les horribles fausses notes des pan ! Pan ! ?
L'été nous quitte, l'automne arrive avec ses merveilleuses mutations de couleurs.
La musique de la mort gratuite continue...

Bernard SADER
Concepteur/graphiste
Après trois jours d'orage, le temps est magnifique ce matin, le ciel est au bleu, la mer aussi.Une envie de m'échapper dans mes grands espaces me prend au cœur. J'étais sur ma petite terrasse, au bord de la mer, à siroter mon café du matin, habité d'une grande sérénité et quiétude. Un spectacle magnifique, celui qui annonce la fin de l'été, se présente à mes yeux.En formation parfaite, sans boussole, guidées par leur seul instinct de liberté à ciel ouvert, les cigognes quittaient paisiblement nos cieux. Ressentant l'arrivée du froid, elles partaient vers d'autres cieux plus cléments.Pan ! Pan ! Pan !Tourbillonnant dans une chute libre, la première tombe sous mes yeux. La...
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