C'est avec panache que s'est ouvert hier le débat général de la soixante-quatrième session de l'Assemblée générale des Nations unies marquée cette année par la présence de plus d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement ainsi que de ministres dont certains participent pour la première fois à un débat général ; ce fut le cas notamment des présidents américain Barack Obama, chinois Hu Jintao et russe Dmitri Medvedev, ainsi que du nouveau Premier ministre japonais Yukio Hatoyama qui a pris ses fonctions il y a sept jours. C'est aussi la dernière session de l'Assemblée générale avant la fermeture du bâtiment prévue à la « fin de la session pour une complète rénovation », comme l'a annoncé Ban Ki-moon dans son discours d'ouverture. Le clou de ce débat a été imprégné par le « grand discours historique » du président américain et par le discours fleuve du président libyen Mouammar Kadhafi prononcé juste après celui du président américain qui a « exaspéré, choqué et pris en otage l'Assemblée générale, » comme l'a indiqué à L'Orient-Le Jour une source onusienne. Faisant fi du programme assigné et du temps imparti à chaque orateur, et avec sa logorrhée verbale, le président libyen a provoqué le départ de la salle de M. Ban et de nombreuses délégations.
Parallèlement, une atmosphère colorée et bon enfant régnait hier lors de ces retrouvailles politiques et parfois amicales pour discuter du « nouvel ordre politique et économique mondial. »
Le président libanais, Michel Sleiman, est resté bien calme en compagnie de sa délégation. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, quant à lui, a été accueilli chaleureusement par ses homologues arabes. L'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, était accompagné de sa ravissante et élégante épouse Moza. Dans une offensive de charme, le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez et le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, multipliaient les poignées de main, alors que Silvio Berlusconi faisant une entrée plutôt discrète avant de disparaître après le discours de M. Obama. En outre, le président du Venezuela Hugo Chavez et sa délégation militaire ont fait une entrée tardive très remarquée. C'est discrètement que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a retrouvé son siège placé bien loin de celui des États-Unis.
Enfin, vêtue d'un tailleur bleu, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a fait une apparition de star juste après le discours musclé du président du Brésil Luíz Inácio Lula da Silva, prenant sa place à côté de la représentante des États-Unis auprès de l'ONU, Susan Rice.
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