Ces sources assurent ainsi que les questions que Saad Hariri posera à ses interlocuteurs seront bien plus nombreuses et variées. Qu'il essaiera par exemple de comprendre d'eux si la crise est politique, gouvernementale, ou si c'est autre chose, si c'est le système qui est en panne.
Dans tous les cas, Saad Hariri terminera ce second round armé jusqu'aux dents de mille et une propositions aussi différentes l'une que l'autre, et qu'il attendra le retour de Michel Sleiman des États-Unis pour tout mettre au clair. Lequel reviendra de New York considérablement boosté par les rencontres qu'il tiendra et avec de nouvelles données. Il est à signaler à ce sujet que le chef de l'État s'est entretenu par téléphone et tour à tour avec ses homologues français Nicolas Sarkozy et syrien Bachar el-Assad.
Quoi qu'il en soit, et toujours sur le plan de la formation du gouvernement, des sources diplomatiques citées par notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, ont mis en garde ceux qui seraient tentés de faire assumer l'absence de toute solution aux problèmes syro-américains ou syro-saoudiens ; comme si les leaders libanais étaient incapables de gérer leurs affaires et que ce pays avait urgemment besoin, en tout temps, d'une tutelle étrangère. Ces diplomates assurent également qu'un éventuel deuxième échec de Saad Hariri ne signifierait aucunement qu'une voie royale serait pavée pour quelque personnalité sunnite que ce soit.
Signalons que le premier jour des consultations, c'est-à-dire le jeudi 24 septembre, le PM désigné s'entretiendra successivement avec Nabih Berry, Farid Makari, le bloc Amal, Robert Ghanem, le bloc du CPL, le bloc du Courant du futur, le bloc du Hezbollah, Michel Murr et Nicolas Fattouche.

