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Économie - Énergie

La faiblesse du dollar ranime les cours du pétrole

Les cours du pétrole rebondissaient d'un dollar hier en fin d'échanges européens, au lendemain d'une sévère baisse, ranimés par la faiblesse du billet vert, dont la chute est un encouragement à acheter du pétrole et des matières premières.
« Les cours restent sujets aux influences exogènes exercées par le dollar et les marchés d'actions, même si la situation physique du marché est loin d'être rose », a commenté Nimit Khamar, analyste à la maison de courtage Sucden.
Utilisé comme un produit financier, le pétrole est très prisé par les fonds d'investissements, qui y voient un moyen de se couvrir contre la faiblesse du dollar et les risques d'inflation.
Le dollar a touché hier son niveau le plus bas depuis un an face à l'euro, à 1,4821 dollar pour un euro, un mouvement ayant aussitôt déclenché des achats de matières premières.
De manière symptomatique, l'or, dont la valeur est inversement corrélée à la valeur de la devise américaine, s'est à nouveau rapproché de son record historique, en grimpant jusqu'à 1 020 dollars l'once.
Le pétrole, qui avait fortement chuté lundi, profitait lui aussi de ce mouvement pour repasser la barre de 70 dollars à New York.
« Les statistiques publiées ce matin, les chiffres du commerce chinois, montrent que la demande bénéficie de conditions robustes dans le pays », notaient en outre les analystes de Barclays Capital, relevant une hausse de 5,7 % des importations de brut.
Mais, bien que le prix du baril soit installé dans la fourchette des 68-73 dollars depuis des semaines, des experts s'inquiètent d'une déconnexion entre les cours, qui reflètent les anticipations de reprise, et la réalité physique du marché, toujours marquée par une demande molle, en dehors de la Chine, et des stocks pléthoriques.
Pour Peter Hutton, analyste chez NBC Energy, l'analyse technique des courbes du pétrole montre « de façon trop claire pour être ignorée » que « le Brent et le WTI vont rompre avec le schéma où ils sont installés depuis des mois ».
Selon lui, l'ampleur des stocks de distillats plaide pour une chute des prix, plutôt que pour une envolée vers de nouveaux pics.
« Les acteurs du marché sont de plus en plus inquiets et craignent une forte chute des prix », abonde Nimit Khamar, qui souligne que le nombre d'options pariant sur une baisse des prix l'emportent de loin sur le nombre d'options tablant, au contraire, sur des prix élevés.
Les statistiques hebdomadaires sur les stocks pétroliers américains devraient, dans ce contexte, être suivies de près aujourd'hui.
Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires anticipent une poursuite de la tendance des cinq dernières semaines : une baisse des stocks de brut, compensée par une hausse des réserves de produits pétroliers. Ils s'attendent à ce que le département américain de l'Énergie annonce une baisse de 1,4 million de barils (mb) des stocks de brut, assortie d'une progression des réserves d'essence (+400 000 barils) et de distillats (+1,6 mb).
Mercredi également, les acteurs du marché guetteront les annonces du comité de politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), qui publiera un communiqué à l'issue de deux jours de réunion. Celles-ci pourraient avoir un impact sur le dollar, un facteur déterminant pour le marché du brut.
Les cours du pétrole rebondissaient d'un dollar hier en fin d'échanges européens, au lendemain d'une sévère baisse, ranimés par la faiblesse du billet vert, dont la chute est un encouragement à acheter du pétrole et des matières premières.« Les cours restent sujets aux influences exogènes exercées par le dollar et les marchés d'actions, même si la situation physique du marché est loin d'être rose », a commenté Nimit Khamar, analyste à la maison de courtage Sucden.Utilisé comme un produit financier, le pétrole est très prisé par les fonds d'investissements, qui y voient un moyen de se couvrir contre la faiblesse du dollar et les risques d'inflation.Le dollar a...
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