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Liban

Brèves politiques

Souhaid : Aoun a « les yeux rivés sur la présidence »

Le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a affirmé que le général Michel Aoun a toujours « les yeux rivés sur la présidence de la République ».
« Il cherche par tous les moyens à provoquer un renversement afin de pouvoir accéder à la présidence », a-t-il dit, accusant l'opposition en général de placer les Libanais devant le choix suivant, « la justice ou la paix civile ».
Pour M. Souhaid, « après l'apparition de l'Iran comme grande puissance régionale, l'accord de Taëf est devenu trop restrictif aux yeux du Hezbollah. C'est pourquoi ce dernier cherche à porter un coup à cet accord pour arriver à la formule des trois tiers ».
Il a par ailleurs affirmé que la minorité « n'a reconnu les résultats des élections législatives que verbalement et que les tentatives vont bon train pour obtenir leur annulation ».

H. Moussaoui : La faute à l'Amérique

Hussein Moussaoui, député hezbollahi de Baalbeck-Hermel, a accusé les États-Unis d'avoir fait échec à la formation du gouvernement.
« Nous avons cherché et nous cherchons encore à obtenir un gouvernement d'union nationale juste et solide, mais les adversaires du Liban, à l'instar des États-Unis, nous en ont empêchés », a déclaré M. Moussaoui.
Selon lui, « Washington mise sur des développements supposés en Palestine, en Irak et au niveau du tribunal international afin de mettre la résistance dans l'embarras et parvenir ainsi à leur objectif déclaré du Grand Moyen-Orient ».

Zahra pour un gouvernement « de fabrication libanaise »

Le député FL du Batroun Antoine Zahra a noté que sans la présence des armes illégales et les marchés que souhaitent contracter l'Iran et la Syrie avec la communauté internationale, il n'y aurait pas eu de crise au Liban.
« Nous voulons un État et un pouvoir uniques prenant en charge les problèmes de l'ensemble des Libanais », a-t-il dit, affirmant qu'un gouvernement « ne sera formé que dans le respect des résultats des élections législatives » et que « ne seront nommés ministres que ceux qui le mériteraient.
« Ce sera un gouvernement libanais et de fabrication libanaise », a-t-il assuré.

W. Khoury : Hariri « plus positif » aujourd'hui

Walid Khoury, député de Jbeil et membre du Bloc du changement et de la réforme, a relevé que l'attitude du Premier ministre désigné, Saad Hariri, est plus positive actuellement que lors de sa première désignation.
M. Khoury a souligné que cela était notamment le fruit de la récente rencontre entre M. Hariri et le chef du CPL, le général Michel Aoun, au cours de laquelle la glace a été brisée entre les deux hommes.
Le député a assuré que l'opposition ne posait aucune condition pour son entrée au gouvernement que la participation effective.

Bazzi : Nul n'a intérêt à retarder le gouvernement

Le député Ali Bazzi, proche du président de la Chambre Nabih Berry, a estimé hier qu'il était temps de tourner la page des déclarations politiques pour offrir aux Libanais un cadeau, le gouvernement d'union nationale.
« Je ne pense pas qu'il soit de l'intérêt de quiconque de retarder ou de bloquer la naissance du gouvernement », a ajouté M. Bazzi. « Nul non plus, quelles que soit ses orientations politiques, n'a intérêt à rater les occasions l'une après l'autre », a-t-il dit.

Khalifé : Taëf commande l'union nationale

Le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, a affirmé que le gouvernement d'union nationale et la participation au pouvoir de toutes les forces politiques libanaises ne constituent pas une violation de la Constitution.
« Taëf est un pacte d'entente nationale. Cela veut dire que le pouvoir est exercé par toutes les familles politiques et spirituelles, d'autant que cet accord est venu tourner la page des guerres civiles et des conflits régionaux que le Liban a subis », a-t-il ajouté.
Selon lui, « l'esprit de cette entente est dans la participation réelle de toutes les forces politiques et le rejet de l'unilatéralisme ».

Allouche craint le retour à « la méthode des assassinats »

L'ancien député Moustapha Alouche (Courant du futur) a souligné hier qu'en dépit du ton calme du dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, il n'y a pas de changement au niveau de la crise gouvernementale.
« Nous faisons face aujourd'hui aux mêmes entraves qui empêchent la formation du cabinet », a-t-il dit, estimant que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, « bien que n'étant plus lié par la formule des 15/10/5 », va continuer dans un premier temps à travailler sur la base de cette formule.
Pour lui, « il y a un risque de retour à la méthode des assassinats si les solutions font défaut ».

Karam se déchaîne contre l'opposition

Le ministre FL de l'Environnement, Antoine Karam, s'est déchaîné contre l'opposition dans une allocution prononcée lors d'un dîner des Forces libanaises à Faraya.
« Où sont les limites de l'indécence, de l'égoïsme et de la démagogie ? » s'est interrogé M. Karam. « Les résultats des élections ne vont-ils rien appris ? N'avez-vous pas constaté le recul de votre audience ? » a-t-il ajouté.
« Peut-être comptez-vous sur la mémoire courte, mais ne connaissez-vous pas le dicton : "Vous pouvez tromper une partie des gens pendant quelque temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps" ? » a-t-il lancé.

Abiramia : Non à la majorité et la minorité

Simon Abiramia, député CPL de Jbeil, a annoncé que les demandes du Courant patriotique libre « sont toujours les mêmes » et que celui-ci voulait être traité sur la base du principe du « vrai partenariat ».
Rejetant la logique de la majorité et de la minorité, M. Abiramia a estimé que le Liban ne pouvait être gouverné que dans la logique de la démocratie consensuelle.

Sakr : L'option des 15-10-5 reste valable

Le député Okab Sakr (Zahlé) a assuré que la formule des 15/10/5 « reste jusqu'ici l'option prioritaire pour la majorité ».
Il a par ailleurs estimé que le désistement du Premier ministre désigné, Saad Hariri, a constitué « un choc positif », car « les désignations répétées ne sont pas une vocation chez M. Hariri ».
« Personne ne cherche à surcharger la résistance plus qu'il ne faut, mais, de son côté, la résistance devrait aussi, dans certains aspects politiques, laisser tranquille une partie des Libanais », a-t-il dit d'autre part.
Souhaid : Aoun a « les yeux rivés sur la présidence »Le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a affirmé que le général Michel Aoun a toujours « les yeux rivés sur la présidence de la République ».« Il cherche par tous les moyens à provoquer un renversement afin de pouvoir accéder à la présidence », a-t-il dit, accusant l'opposition en général de placer les Libanais devant le choix suivant, « la justice ou la paix civile ».Pour M. Souhaid, « après l'apparition de l'Iran comme grande puissance régionale, l'accord de Taëf est devenu trop restrictif aux yeux du Hezbollah. C'est pourquoi ce...
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