Lors d'une conférence de presse, le ministre Chatah a révélé que le taux de croissance des dépenses atteindra à la fin de l'année en cours 20 % et que l'endettement supplémentaire qui en résultera s'élèvera à près de 5 200 milliards de livres. Il a par ailleurs indiqué que le montant que le Trésor aura versé à la fin de l'année pour couvrir le déficit de l'Électricité du Liban totalisera 2 230 milliards de livres.
Le grand argentier a considéré que le prochain gouvernement devra élaborer un plan de réforme claire pour le secteur de l'énergie. Il a affirmé que tout retard au niveau de la formation du gouvernement contribue à la création de charges supplémentaires que le citoyen libanais n'est pas en mesure de supporter.
Il a d'autre part souligné que la délégation du FMI n'a pas discuté avec les responsables libanais des politiques futures du gouvernement en raison de l'absence d'un cabinet doté d'un programme de travail et d'objectifs futurs bien définis.
Le ministre Chatah a estimé que le règlement du problème de la dette publique exige dépend de trois facteurs. En premier, le Liban doit continuer à suivre « une politique financière conservatrice et sage » qui empêcherait le problème de prendre de l'envergure d'une année à l'autre en jugulant toute croissance du déficit annuel. En second lieu, il a mis l'accent sur l'importance de la baisse continue des taux d'intérêt. Finalement, il a insisté sur la nécessité d'une croissance économique soutenue.

