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Liban : l'impasse gouvernementale aura un impact négatif sur l'économie (Chatah)

Le retard actuel dans la formation du gouvernement au Liban aura un impact négatif sur l'économie déjà bancale du pays, a prévenu vendredi le ministre sortant des Finances Mohammad Chatah.

"L'incapacité à prendre des décisions (...) et le retard dans la formation du gouvernement auront un impact négatif direct sur l'économie", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Liban, Domenico Fanizza.

Le Liban est sans gouvernement depuis les législatives du 7 juin remportées par la coalition soutenue par l'Occident, en raison de divergences entre ce camp et celui mené par le Hezbollah --appuyé par Damas et Téhéran-- sur la formation d'un cabinet d'union.

Ce retard "va influer aussi sur la confiance des investisseurs", a ajouté M. Chatah. "Les investisseurs libanais et étrangers ne vont pas être encouragés à investir dans des secteurs qui comptent sur un Etat solide", a-t-il précisé.

Les investissements directs au Liban ont augmenté de 32% en 2008, a révélé jeudi un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced).

La conférence de presse était consacrée à la présentation du rapport du FMI sur le programme d'urgence post-conflit (EPCA) qui consiste à évaluer les réformes menées par le Liban durant les deux ans ayant suivi la guerre dévastatrice entre Israël et le Hezbollah, à l'été 2006.

M. Fanizza a de son côté salué "la réduction de la dette publique de 180% à 150% du Produit intérieur brut (PIB) au cours des deux dernières années".

Mais, prévient-il, "ce pourcentage reste très élevé et est parmi les plus élevés au monde". "Il s'agit d'un problème qui doit être traité à travers la mise en oeuvre de réformes", notamment dans le secteur de l'électricité, troisième poste de dépenses après le remboursement de la dette et les salaires de l'administration.

La dette publique libanaise atteindra près de 50 milliards de dollars fin 2009, d'après les estimations officielles.

Le ministre libanais a souligné l'urgence de réformer le secteur énergétique, alors que le pays a évité le plus gros de la crise économique mondiale grâce à la bonne santé de son secteur bancaire.

La croissance devrait atteindre 7% en 2009, selon les estimations du FMI.

Le retard actuel dans la formation du gouvernement au Liban aura un impact négatif sur l'économie déjà bancale du pays, a prévenu vendredi le ministre sortant des Finances Mohammad Chatah.
"L'incapacité à prendre des décisions (...) et le retard dans la formation du gouvernement auront un impact négatif direct sur l'économie", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Liban, Domenico Fanizza.
Le Liban est sans gouvernement depuis les législatives du 7 juin remportées par la coalition soutenue par l'Occident, en raison de divergences entre ce camp et celui mené par le Hezbollah --appuyé par Damas et Téhéran-- sur...