Le Hezbollah souhaite un cabinet d’union « pour la stabilité du pays »
Bien qu'il se soit abstenu de désigner son candidat à la tête du nouveau cabinet, le Hezbollah continue de plaider pour une formation « rapide » d'un gouvernement d'union nationale, attribuant à la majorité la responsabilité du retard.
OLJ /
le 17 septembre 2009 à 00h55
Réuni hier sous la présidence de M. Mohammad Raad, le bloc parlementaire du Hezbollah a estimé que la formation d'un gouvernement d'entente nationale « garantit un partenariat authentique entre toutes les composantes de la société libanaise, favorise l'entente lors de l'examen de dossiers engageant le sort du pays et permet de consolider la stabilité et de régler les questions qui intéressent la population ». « Mais, a indiqué le bloc dans son communiqué, cela exige de renoncer aux monopoles, quels que soient les prétextes et les calculs avancés, parce que le pays a besoin d'une administration qui rassemble et qui ne divise pas. » Le bloc a aussi jugé que « la cohésion interne et le fait que les Libanais se traitent de manière positive protègent le pays contre les conséquences dangereuses de la politique américaine » dans la région. Responsable de la Békaa au sein du Hezbollah, M. Mohammad Yaghi a indiqué au cours d'un iftar que le parti de Dieu est « prêt à collaborer avec le Premier ministre qui sera désigné, même s'il n'a nommé personne à ce poste ». Selon lui, « si la partie adverse souhaite un gouvernement d'union nationale, elle doit faire des concessions, à l'instar de l'opposition. En raison de son découpage administratif et communautaire, le Liban ne peut survivre que grâce à une coexistence authentique et à une entente entre toutes ses composantes, sinon il se dirige vers l'inconnu ». Le responsable du Liban-Sud au sein du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a appelé à une formation rapide du gouvernement. Il a jugé qu'un gouvernement d'union nationale « ne peut pas être considéré comme une faveur (faite à l'opposition) ou un acquis enregistré par un camp contre un autre ». « Tous les Libanais s'y verraient gagnants et le seul perdant sera Israël », a-t-il estimé au cours d'un iftar. Cheikh Kaouk a déploré « le retard dans la mise en place de la nouvelle équipe ministérielle, les manœuvres et l'escalade médiatique ». Il a jugé que « les atermoiements sont inutiles parce que les équations (politiques) et les équilibres sont trop importants pour qu'il soit possible de les occulter ou de les modifier ».
Réuni hier sous la présidence de M. Mohammad Raad, le bloc parlementaire du Hezbollah a estimé que la formation d'un gouvernement d'entente nationale « garantit un partenariat authentique entre toutes les composantes de la société libanaise, favorise l'entente lors de l'examen de dossiers engageant le sort du pays et permet de consolider la stabilité et de régler les questions qui intéressent la population ». « Mais, a indiqué le bloc dans son communiqué, cela exige de renoncer aux monopoles, quels que soient les prétextes et les calculs avancés, parce que le pays a besoin d'une administration qui rassemble et qui ne divise pas. »Le bloc a aussi jugé que « la cohésion interne et le...
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