Le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré mardi, évoquant le dossier nucléaire iranien, que les sanctions étaient "peu efficaces", mais "parfois inévitables".
"Les sanctions sont peu efficaces mais parfois inévitables", a-t-il dit devant des experts sur la Russie réunis au sein du Groupe dit de Valdaï.
M. Medvedev s'est ainsi un peu démarqué de la position habituelle de la Russie, peu encline à approuver des sanctions contre l'Iran. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait critiqué les sanctions envisagées par un certain nombre de pays qui ressemblent, selon lui, à un "blocus".
"Ce n'est pas vrai (de dire) qu'il n'y a rien de neuf dans les nouvelles propositions" du gouvernement iranien pour résoudre la crise du nucléaire iranien, a poursuivi M. Medvedev.
"Nous espérons que l'Iran se montrera coopératif avec le groupe 5+1" chargé de négocier une issue diplomatique à la crise, a-t-il ajouté, tout en faisant part de "l'inquiétude" de la Russie et de pays du Moyen-Orient quant aux objectifs poursuivis par l'Iran.
Les six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et l'Iran doivent se rencontrer le 1er octobre pour discuter du nouveau paquet de propositions iraniennes, sans doute la réunion de la dernière chance avant de nouvelles sanctions occidentales.
Les Occidentaux ont menacé une nouvelle fois l'Iran de sanctions renforcées, dont l'efficacité reste suspendue notamment au feu vert de Moscou, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran. Malgré six années d'enquête approfondie, l'AIEA n'est pas en mesure de dire si ce programme est totalement pacifique.
"Les sanctions sont peu efficaces mais parfois inévitables", a-t-il dit devant des experts sur la Russie réunis au sein du Groupe dit de Valdaï.
M. Medvedev s'est ainsi un peu démarqué de la position habituelle de la Russie, peu encline à approuver des sanctions contre l'Iran. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait critiqué les sanctions envisagées par un certain nombre de pays qui ressemblent, selon lui, à un "blocus".
"Ce n'est pas vrai (de dire) qu'il n'y a rien de neuf dans les nouvelles propositions" du gouvernement...


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