Dans ses déclarations à la presse, M. Joumblatt a mis l'accent sur la nécessité d'« une solidarité nationale et islamique pour faire face à l'avenir ». Il a aussi souligné l'importance des réunions de franche explication. « Je clôture aujourd'hui (hier) ma tournée avec le mufti pour mettre l'accent sur l'importance de la réconciliation et des réunions de franche explication dans les milieux islamiques. Celles-ci sont nécessaires pour préserver le Liban et sont aussi dans l'intérêt de nos frères et partenaires chrétiens », a déclaré M. Joumblatt.
Pour lui, « tous les sujets conflictuels doivent être réglés loin des tensions ». « Il est vrai que M. Saad Hariri a donné un important iftar islamique, mais cet effort doit se poursuivre au niveau des quartiers et des banlieues, ce que nous faisons avec Amal et le Hezbollah », a-t-il dit. « Le groupe qui a pris le nom de Ziad Jarrah a revendiqué les tirs de roquettes contre Israël, ce qui veut dire que le Liban est de nouveau infiltré par des éléments terroristes qui risquent de le déstabiliser. Aussi, une solidarité islamo-islamique et, de manière plus générale, une solidarité nationale sont plus que jamais nécessaires pour que nous puissions affronter l'avenir », a expliqué le chef du PSP, qui a mis l'accent sur la nécessité de tirer les leçons du passé et notamment du « jeu des nations dont le Liban avait fait les frais en 1975. « Nous devons profiter des expériences du passé, faire preuve de rationalisme et maintenir notre attachement à l'accord de Taëf qui prévoit le respect de l'accord d'armistice avec Israël ainsi que des relations privilégiées avec la Syrie », a-t-il observé avant de rappeler que d'autres dossiers conflictuels ont été examinés à la conférence de dialogue et doivent être réglés par le dialogue.
Après son entretien avec M. Hoss, le chef du PSP a mis en garde contre la politique israélo-américaine « dont l'objectif est de démembrer la région pour tranquilliser Israël ». Il s'est arrêté sur la politique américaine dans la région, estimant qu'elle se situe dans le prolongement de celle que suivait l'ancien président George Bush. « Le seul élément nouveau qu'elle comporte a été le beau discours du président Barak Obama au Caire », a-t-il commenté.
M. Joumblatt a par ailleurs rendu hommage à son hôte, « une des rares personnes, qui, au moment où les divisions politiques étaient à leur apogée, ne s'est jamais écarté des constantes nationales, régionales et palestiniennes, ce qui est très rassurant ».


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