Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Plusieurs dizaines de plaintes en Iran pour mauvais traitements en prison

Plusieurs dizaines de plaintes pour mauvais traitement en prison ont été enregistrées en Iran depuis les troubles postélectoraux et sept arrestations ont eu lieu, a déclaré hier un des responsables de la justice militaire iranienne.
Le mois dernier, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, avait ordonné la fermeture du centre de détention de Kahrizak, au sud de Téhéran, à la suite d'informations sur des sévices subies par des détenus. Au moins trois personnes arrêtées lors des manifestations ayant suivi l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin ont péri en détention à Kahrikaz. Le directeur de l'établissement pénitentiaire a été arrêté, de même que trois policiers.
Cité dimanche dans le quotidien Etemad, Mohammad-Kazem Bahrami, qui dirige l'Organisation judiciaire des forces armées, laisse entendre que d'autres accusations ont eu lieu, même s'il ne fournit aucune précision sur l'identité et les fonctions des personnes interpellées. « À la date de mercredi dernier, sept personnes accusées d'avoir été impliquées dans ce dossier avaient été arrêtées », déclare Bahrami, ajoutant qu'il encourage les victimes d'abus à saisir la justice. « Quelque 104 personnes se sont fait connaître et 90 d'entre elles ont porté plainte », précise-t-il.
L'article du quotidien Etemad ne mentionne pas les accusations de viol de détenus lancées par le candidat réformateur Mehdi Karoubi, arrivé quatrième du scrutin du 12 juin, et catégoriquement démenties par le pouvoir.
En effet, une commission d'enquête créée par le chef de la justice iranienne a rejeté les « allégations de viol » soutenues par M. Karoubi et appelé à une action judiciaire contre ce dernier et ses complices, selon l'agence de presse Fars. Après avoir entendu M. Karoubi et examiné ses documents, « la commission est arrivée à la conclusion qu'il n'y a aucune preuve » appuyant ses accusations, affirment les trois membres de la commission dans une lettre envoyée au chef de l'autorité judiciaire. La commission recommande aussi « une action juste et ferme » de la justice contre « les responsables de ces allégations et leurs complices », estimant qu'elles ont été propagées dans la droite ligne des « actions contre la sécurité du régime commencées après la présidentielle ».
Le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Hossein Sobhani-nia, a lui aussi appelé samedi à agir contre M. Karoubi, l'accusant d'avoir menti.
Enfin, la présidence iranienne a porté plainte contre un important religieux réformateur, le grand ayatollah Youssef Sanei, accusé d'avoir tenu des propos insultants envers Mahmoud Ahmadinejad, a rapporté hier l'agence Fars. En août dernier, le quotidien ultraconservateur Javan avait accusé l'ayatollah Sanei d'avoir traité le président Ahmadinejad de « bâtard » lors d'un discours devant ses fidèles, ce que le religieux avait démenti.
Plusieurs dizaines de plaintes pour mauvais traitement en prison ont été enregistrées en Iran depuis les troubles postélectoraux et sept arrestations ont eu lieu, a déclaré hier un des responsables de la justice militaire iranienne.Le mois dernier, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, avait ordonné la fermeture du centre de détention de Kahrizak, au sud de Téhéran, à la suite d'informations sur des sévices subies par des détenus. Au moins trois personnes arrêtées lors des manifestations ayant suivi l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin ont péri en détention à Kahrikaz. Le directeur de l'établissement pénitentiaire a été arrêté,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut