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Liban

Constat d’impuissance

En dépit de la présence de l'armée libanaise et de la Finul, les lanceurs de roquettes « anonymes » semblent toujours bénéficier d'une liberté de mouvement et d'une impunité totales au Liban-Sud.
Les tireurs, qui ont sévi vendredi dernier à partir de la plaine de Qlaïlé, au sud de Tyr, en pleine zone couverte par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, ont ainsi démontré, en tirant deux roquettes sur le territoire israélien, qu'ils étaient plus forts jusqu'ici que les services de contrôle et de renseignements, tant locaux que ceux relevant de la force de l'ONU.
Il s'agissait du premier incident du genre depuis l'accession de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre israélien. Des roquettes avaient été tirées du Liban dans les mêmes conditions et à deux reprises lors de la guerre de Gaza, l'hiver dernier.
Des sources diplomatiques relevant de certains États membres de la Finul et citées par notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane reconnaissent l'aptitude de ceux qui cherchent à créer ou à entretenir la tension au Liban-Sud à demeurer inconnus et impunis.
La raison de leur succès, relève-t-on, tient au fait que les enquêtes libano-onusiennes qui sont menées après coup pour déterminer l'identité des fauteurs de troubles ne parviennent pas à leur conclusion. Et s'il arrive qu'une investigation débouche sur quelque chose, c'est toujours pour attribuer le méfait à des éléments relevant de mouvances islamistes, sans qu'aucune mesure concrète ne soit prise à leur encontre.
De deux choses l'une, poursuit-on de mêmes sources. Soit que les services censés mettre la main sur les contrevenants sont incapables, soit qu'ils craignent de dévoiler leur identité. Et dans les deux cas, le résultat est le même : celui qui projette de susciter une tension entre le Liban et Israël est en mesure de le faire quand il veut et où il veut.
D'autre part, ces mêmes sources s'interrogent sur le timing du tir des deux roquettes. Est-il lié à la tournée actuelle de l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, ou bien au désistement du Premier ministre désigné Saad Hariri ?
Les milieux diplomatiques concernés demeurent perplexes à cet égard. En l'absence de toute indication claire sur l'identité des tireurs, il est en effet impossible d'en deviner les motivations.

En dépit de la présence de l'armée libanaise et de la Finul, les lanceurs de roquettes « anonymes » semblent toujours bénéficier d'une liberté de mouvement et d'une impunité totales au Liban-Sud.Les tireurs, qui ont sévi vendredi dernier à partir de la plaine de Qlaïlé, au sud de Tyr, en pleine zone couverte par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, ont ainsi démontré, en tirant deux roquettes sur le territoire israélien, qu'ils étaient plus forts jusqu'ici que les services de contrôle et de renseignements, tant locaux que ceux relevant de la force de l'ONU.Il s'agissait du premier incident du genre depuis l'accession de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre...
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