De son côté, et à l'occasion de l'inauguration d'un nouveau bureau du parti à Denniyé, la députée Sethrida Geagea a rappelé que l'alliance des FL avec le Futur « n'est pas ponctuelle, mais a pour objectif de servir la patrie ». Mettant en avant « la maturité politique et le patriotisme loyal des musulmans et des chrétiens » depuis le printemps 2005, Mme Geagea a indiqué que la relation avec le Courant du futur s'est développée depuis ce temps-là et « cette alliance nous a permis de remporter les élections par deux fois, et peut-être, nous l'espérons, une troisième fois ». « Ce qui nous réunit, ce n'est pas une alliance simplement ponctuelle ou une simple rencontre d'intérêts convergents, mais bien une alliance dans l'intérêt de la patrie et ayant pour but de consolider la coexistence. »
Fatfat
Prenant la parole au cours de la cérémonie d'inauguration, le député de Denniyé Ahmad Fatfat a abordé la crise gouvernementale actuelle en affirmant que le Premier ministre qui s'est récusé n'acceptera pas, s'il est nommé une seconde fois, « de faire plus de concessions qu'il n'en a déjà faites ». « Ils tentent d'une façon ou d'une autre de battre en brèche les acquis de la révolution du Cèdre, ils tentent de nous empêcher de nous doter d'un gouvernement capable et fort », a-t-il remarqué avant de passer en revue l'ensemble des concessions faites par la majorité dans le champ gouvernemental. « Lorsque le Premier ministre désigné Saad Hariri a présenté sa formation gouvernementale, nous avons tous été choqués de tout ce qu'il avait offert dans un souci d'union nationale. Hélas, ils n'ont pas compris le véritable sens des concessions faites pour préserver l'union nationale. » Et M. Fatfat d'ajouter que l'expression « Liban d'abord » n'est pas « un simple slogan, mais un véritable choix politique qui démontre que la révolution du Cèdre se poursuit et que le Liban a le droit d'œuvrer pour regagner sa liberté, sa souveraineté et son indépendance ».

