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Lifestyle - 66E Mostra

Débuts au cinéma du couturier Tom Ford et jeu des pronostics

Une poignée de longs-métrages, dont « Lebanon », « Lola », « Life During Wartime » ou « Lourdes » sont favoris des critiques.
À la veille de la clôture de la Mostra, le couturier Tom Ford a présenté hier son premier film, A Single Man, en lice pour le Lion d'or. Cette année, « peu de films ont fait l'unanimité, tant auprès des critiques et du public que, selon les rumeurs, du jury », a affirmé le quotidien Il Gazzetino de Venise. Les cinéastes les plus susceptibles de triompher dans cette 66e édition selon la presse italienne étaient l'Israélien Samuel Maoz (Lebanon), le Philippin Brillante Mendoza (Lola), l'Américain Todd Solondz (Life During Wartime) ou encore l'Autrichienne Jessica Hausner (Lourdes). Du côté des prix d'interprétation, les noms des Françaises Isabelle Huppert (White Material) et Sylvie Testud (Lourdes), de l'Italienne Margherita Buy (The White Space) circulaient, comme ceux de Viggo Mortensen (The Road) ou Michael Shannon (My Son, My Son, What Have Ye Done) côté hommes. « Reste le problème de Baaria » du Sicilien Giuseppe Tornatore, estimait Il Gazzetino, « un film coûteux (35 millions d'euros) dont la large diffusion profiterait d'une reconnaissance vénitienne ». « Bien que le film n'ait plu que très peu ou pas du tout au jury », croyait savoir le journal, « les pressions extérieures, qui n'ont jamais manqué à Venise, pourraient changer la donne ».
Styliste influent et homme d'affaires à poigne au physique de jeune premier, Tom Ford, l'ex-directeur artistique des maisons Gucci et Yves Saint Laurent qu'il a quittées en 2004, a dévoilé A Single Man, sa première réalisation. Adapté d'un roman du Britannique Christopher Isherwood, A Single Man dresse le portrait de George Falconer, un professeur de lycée d'âge mûr (Colin Firth), dont le compagnon meurt dans un accident de voiture. Huit mois plus tard, « se réveiller chaque matin est une douleur » pour George qui perd le goût de vivre malgré le réconfort apporté par sa vieille amie Charley (Julianne Moore), elle aussi rongée par la solitude. Témoin de cette dérive, un bel élève se rapproche de lui. Porté par l'interprétation toute en finesse de Colin Firth, A Single Man pâtit d'un usage peu subtil de la couleur : le technicolor fait brutalement irruption à chaque éveil de la sensualité du héros. Reconstitués avec soin mais sans grande originalité, le décor et l'esprit des « sixties » - le film se passe en 1962, pendant la crise des missiles à Cuba - sont présents dans A Single Man, qui évoque aussi en passant la réprobation sociale liée à l' « homosexualité invisible » de l'époque.
De son côté, le Belge Jaco Van Dormael (Toto le héros, Caméra d'or du meilleur premier film à Cannes, en 1991) a dévoilé son troisième long-métrage, Mr. Nobody, avec Jared Leto, Diane Kruger et Sarah Polley. Ce film-fleuve à gros budget de plus de deux heures semble recycler deux décennies d'œuvres de science-fiction pour raconter, à grand renfort de sauts temporels et d'effets spéciaux, une histoire d'amour tout sauf originale. En 1992, un vieillard est interrogé sur son lit de mort par un journaliste curieux de sa vie, la seule à s'achever puisque l'espèce humaine a atteint une « semi-immortalité ». Il se lance alors dans un récit à multiples ramifications, imaginant la tournure prise par son existence selon les choix faits à des étapes cruciales de celle-ci (divorce des parents, premiers flirts, mariage etc.). Un écrasant sentiment de confusion et de « déjà-vu » saisit rapidement le spectateur.
À la veille de la clôture de la Mostra, le couturier Tom Ford a présenté hier son premier film, A Single Man, en lice pour le Lion d'or. Cette année, « peu de films ont fait l'unanimité, tant auprès des critiques et du public que, selon les rumeurs, du jury », a affirmé le quotidien Il Gazzetino de Venise. Les cinéastes les plus susceptibles de triompher dans cette 66e édition selon la presse italienne étaient l'Israélien Samuel Maoz (Lebanon), le Philippin Brillante Mendoza (Lola), l'Américain Todd Solondz (Life During Wartime) ou encore l'Autrichienne Jessica Hausner (Lourdes). Du côté des prix d'interprétation, les noms des Françaises Isabelle Huppert (White Material) et Sylvie Testud...
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