Le 4 septembre, sur 513 plaignants, seuls 106, selon les autorités, présentaient des piqûres dont toutes ne seraient pas dues à des seringues. Dans les villes d'Hotan, Altay et Kashgar, des attaques ont aussi été signalées. Mais sur un total de 19 agressions, dix ont été inventées, selon des responsables locaux cités par le journal. Neuf personnes ont été arrêtées dans ces trois villes, a ajouté le China Daily. Les autorités et les médias officiels accusent les séparatistes ouïghours, opposés à la majorité ethnique han, d'en être responsables.
Parallèlement, la dissidente ouïghoure Rebiya Kadeer a exhorté hier à Prague les pays démocratiques à exercer une pression sur la Chine et « autres dictatures », en faveur du respect des droits de l'homme et des minorités. « La Chine ne peut pas s'isoler du reste du monde, donc une pression de la communauté internationale et des pays démocratiques est d'une grande importance », a souligné la dissidente ouïghoure.
Mme Kadeer participe dans la capitale tchèque à la conférence « Paix, Démocratie et Droits de l'homme en Asie », organisée par la fondation Forum 2000 cofondée par l'ex-président tchèque Vaclav Havel, artisan de la « révolution de velours » en 1989. Les autorités de la Chine accusent Rebiya Kadeer d'avoir fomenté les violences qui ont éclaté en juillet dans le Xinjiang, que les Ouïghours appellent Turkestan oriental. De son côté, le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, également présent à la conférence pragoise, a déclaré que la démocratie en Chine « doit être apportée par le peuple lui-même, et non par une force externe ».

