Rechercher
Rechercher

Économie - Budget

Le gouvernement britannique prépare les esprits à des mesures de rigueur

Le gouvernement britannique a été contraint de s'engager à tailler dans ses dépenses pour renflouer des finances publiques exsangues, face aux conservateurs qui, à l'approche des élections législatives, promettent des économies tous azimuts.
Au printemps, le Premier ministre Gordon Brown avait tenté d'accoler à son adversaire conservateur David Cameron, qui le dépasse largement dans les sondages depuis deux ans, le surnom de « Monsieur 10 % », en référence au niveau de baisse des dépenses qu'appliquerait celui-ci s'il arrivait au pouvoir. Et avait opposé à la rigueur des tories « les investissements du Labour ».
« La politique, c'est faire des choix, et nous savons maintenant quel type d'avenir les conservateurs de David Cameron choisiraient pour le pays », avait lancé M. Brown, dans une tribune publiée à la mi-juin dans le Sunday Mirror.
Et il avait repoussé aux calendes grecques une révision pluriannuelle des dépenses publiques censée se dérouler cet été. Un exercice qu'il avait lui-même instauré lorsqu'il était ministres des Finances de 1997 à 2007.
Mais, trois mois plus tard, l'atmosphère a changé. Les voyants de l'économie britannique passant au vert les uns après les autres, et la fin de la récession étant désormais en vue, le gouvernement a reconnu qu'après avoir laissé filer les déficits comme jamais, l'heure était venue de procéder à des « choix difficiles ».
Le ministre des Finances Alistair Darling s'est ainsi engagé mardi dans un discours devant des hommes d'affaires gallois à réduire le déficit public, qui devrait grimper à 175 milliards de livres cette année, de moitié dans les quatre ans qui suivront la reprise.
« Nous devons identifier les actifs du secteur publics non essentiels que nous pouvons vendre, pour libérer des capitaux. (...) Nous devons examiner les dépenses publiques dans leurs moindres recoins, et allouer l'argent là où il sera le plus efficace pour améliorer la vie des gens », a-t-il annoncé.
Même le NHS, la Sécu britannique que les travaillistes considèrent comme l'une de leurs plus grandes réussites, ne sera pas épargné, a prévenu le chancelier.
La réduction future des dépenses avait déjà été évoquée lors du dernier budget, présenté en avril, mais le ministre a promis dans un entretien récent au Times de dévoiler des mesures concrètes dès cet automne, dans les grandes lignes du budget 2010.
Parallèlement, le ministre du Commerce Peter Mandelson a averti qu'il n'était pas question de prolonger la prime à la casse mise en place au printemps et qui s'épuise rapidement.
De leur côté, les Tories continuent à critiquer le déficit et à préciser au fil des semaines les contours des coupes budgétaires qu'ils imposeront, s'ils gagnent les élections.
Défense, éducation, santé... tous les postes seront concernés, ont-ils assuré.
David Cameron, qui garde en ligne de mire les prochaines élections législatives, qui doivent se tenir d'ici à juin, a encore promis mardi de réduire de 120 millions de livres (135 millions d'euros) par an le coût de la vie politique.
Prenant pour exemple le fait qu'à la buvette du Parlement, une pinte de bière ne coûte que 2,40 euros, soit presque la moitié de ce que paye le commun des mortels dans un pub, il s'est dit déterminé à stopper le « gravy train » (le « train des privilèges »). Et a proposé des mesures radicales, comme une réduction de 10 % du nombre de députés et une baisse de 5 % des salaires des ministres.
Le gouvernement britannique a été contraint de s'engager à tailler dans ses dépenses pour renflouer des finances publiques exsangues, face aux conservateurs qui, à l'approche des élections législatives, promettent des économies tous azimuts.Au printemps, le Premier ministre Gordon Brown avait tenté d'accoler à son adversaire conservateur David Cameron, qui le dépasse largement dans les sondages depuis deux ans, le surnom de « Monsieur 10 % », en référence au niveau de baisse des dépenses qu'appliquerait celui-ci s'il arrivait au pouvoir. Et avait opposé à la rigueur des tories « les investissements du Labour ».« La politique, c'est faire des choix, et nous savons...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut