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Économie - Opep

Riyad las de jouer les « pompiers »

Alors que l'Arabie saoudite avait assumé le rôle de « pompier de service » de l'OPEP lorsque les cours du pétrole étaient en chute libre, elle semble dorénavant lasse de sacrifier une partie de ses revenus pétroliers et d'abandonner des parts de marché à la Russie.
Fin 2008, l'OPEP a mis en œuvre les réductions de production les plus drastiques de son histoire pour rééquilibrer le marché pétrolier et enrayer la chute des prix du pétrole. Le sacrifice demandé à l'Arabie saoudite, premier exportateur du cartel, était énorme.
En début d'année, Riyad a fait preuve d'une rigueur exemplaire dans le respect de ses engagements.  Depuis, le Royaume a relâché son effort, comme l'a montré jeudi le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Pour le troisième mois d'affilée, l'Arabie a dépassé nettement son quota, pompant 8,2 mbj en août.
Lasse de jouer « les pompiers de service », l'Arabie saoudite n'a donc pas souhaité que l'OPEP revienne sur la question des quotas lors de sa réunion mercredi. Le pays semble mettre au second plan le respect des limites de production, parce qu'il mise sur la reprise économique pour ramener à l'équilibre le marché pétrolier, mais aussi parce que l'effort lui pèse.
Pour Riyad, « le manque à gagner en termes de revenus pétroliers se situe probablement autour de 100 milliards de dollars par an, soit 25 % du produit intérieur brut » saoudien, calcule Francisco Blanch, analyste chez Merrill Lynch.
Sachant cela, le laxisme des pays membres qui dépassent leur quota est de plus en plus difficile à accepter. Car l'Iran, le Venezuela ou l'Angola ont fait fi des décisions du cartel et profité de la remontée des prix sans assumer leur part du sacrifice.
Pire, les efforts de l'Arabie saoudite ont permis à la Russie, qui n'appartient pas au cartel, de prendre sur elle un avantage commercial. Tandis que l'offre saoudienne déclinait, la production russe est remontée depuis le début de l'année, passant de 10 mbj à 10,2 mbj en août selon l'AIE.
Alors que l'Arabie saoudite avait assumé le rôle de « pompier de service » de l'OPEP lorsque les cours du pétrole étaient en chute libre, elle semble dorénavant lasse de sacrifier une partie de ses revenus pétroliers et d'abandonner des parts de marché à la Russie.Fin 2008, l'OPEP a mis en œuvre les réductions de production les plus drastiques de son histoire pour rééquilibrer le marché pétrolier et enrayer la chute des prix du pétrole. Le sacrifice demandé à l'Arabie saoudite, premier exportateur du cartel, était énorme.En début d'année, Riyad a fait preuve d'une rigueur exemplaire dans le respect de ses engagements.  Depuis, le Royaume a relâché son...
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