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Liban

Le Premier ministre désigné accuse le Hezbollah et le CPL

Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a annoncé hier qu'il renonçait à former un gouvernement d'union nationale, accusant le camp du 8 Mars d'avoir entravé ses efforts.
« Vu que mon engagement à former un gouvernement d'union nationale a buté sur des difficultés désormais connues, j'annonce à tous les Libanais que j'ai informé aujourd'hui le président de la République que je renonçais à former un gouvernement », a-t-il annoncé à la presse après un entretien avec le président Michel Sleiman au palais de Beiteddine.
L'air grave, lisant un texte, Saad Hariri a accusé sans les nommer le Hezbollah et le CPL de lui avoir mis les bâtons dans les roues alors qu'il tente depuis deux mois et demi de former un gouvernement d'union nationale. « Il m'est apparu que certains n'avaient pas l'intention d'aller de l'avant ou de sortir de cette situation d'immobilisme en voulant imposer des conditions extravagantes », a-t-il dit, espérant que sa décision puisse « servir les intérêts du Liban ».
Et de poursuivre : « J'ai proposé une formule ministérielle complète et qui représentait une réelle occasion. Celle-ci a été noyée dans un flot de nouvelles conditions », a dénoncé le chef de la majorité parlementaire, précisant que chaque round de concertations se terminait « toujours » par un blocage « à un endroit ou à un autre ». Pour lui, les conditions assénées par l'opposition avaient pour but, « d'une façon ou d'une autre, de dynamiter les résultats des élections » législatives de juin dernier.
« Je refuse que la présidence de la République et le Premier ministre désigné soient transformés en une simple boîte aux lettres », a également affirmé Saad Hariri.
Un peu plus d'une heure plus tard, le bureau de presse de la présidence de la République a publié un communiqué précisant que Michel Sleiman, tout en « rendant hommage aux efforts déployés par le Premier ministre désigné », estime que la décision de ce dernier « s'inscrit dans le cadre des règles démocratiques » et annonce qu'il entamera de nouvelles consultations parlementaires dans les jours à venir comme l'exige la Constitution.

Siniora
Une fois terminé son entretien avec Saad Hariri, le chef de l'État a reçu le Premier ministre sortant Fouad Siniora, qui a appelé l'ensemble des parties à assumer leurs responsabilités, à « ne pas transformer les divergences de points de vue, quelles qu'elles soient, en conflits internes, en crispations entre les Libanais ».
Pressé de dire s'il est de nouveau en tête des Premiers ministrables, Fouad Siniora a assuré qu'il allait nommer Saad Hariri au cours des prochaines consultations parlementaires que le président Sleiman initiera « après concertations avec le président Berry ». Les facteurs de la crise sont-ils locaux ou extérieurs ? « Un bon nombre de facteurs se sont chevauchés et nous nous devons de ramener tout cela à sa dimension interne, loin de toute interaction étrangère », a répondu le PM sortant.
Signalons enfin que Michel Sleiman a reçu, au cours de la journée et tour à tour, les ministres sortants Nassib Lahoud, Ghazi Zeaïter, Raymond Audi et Waël Bou Faour, le député Marwan Farès, les anciens députés Salah Honein et Ghattas Khoury, ainsi que le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi.
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a annoncé hier qu'il renonçait à former un gouvernement d'union nationale, accusant le camp du 8 Mars d'avoir entravé ses efforts.« Vu que mon engagement à former un gouvernement d'union nationale a buté sur des difficultés désormais connues, j'annonce à tous les Libanais que j'ai informé aujourd'hui le président de la République que je renonçais à former un gouvernement », a-t-il annoncé à la presse après un entretien avec le président Michel Sleiman au palais de Beiteddine.L'air grave, lisant un texte, Saad Hariri a accusé sans les nommer le Hezbollah et le CPL de lui avoir mis les bâtons dans les roues alors qu'il tente...
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