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Liban

Hariri : La raison doit prévaloir

Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, met les bouchées doubles pour essayer de former son équipe avant le départ du président Michel Sleiman pour New York.
Au cours du week-end, il a eu une série de rencontres axées sur la mise en place du cabinet. Il a ainsi reçu samedi, puis de nouveau hier, le ministre sortant des Télécommunications, Gebran Bassil, qui avait dressé un bilan négatif des entretiens. Dans une déclaration à Sawt el-Mada, M. Bassil a indiqué que « rien, lors de la dernière réunion (samedi), nous a permis de sentir que nos droits sont compris », faisant état d'un « recul » du côté de M. Hariri, à qui il a reproché d'avoir avancé l'idée de l'alternance aux ministères « qui n'affecte cependant que les portefeuilles du CPL ». « Nous n'imposons pas de conditions au député désigné (...) qui doit comprendre, a poursuivi M. Bassil, que personne ne peut imposer au CPL de s'incliner. Aucun État, puissant ou pas, n'a réussi à le faire. »
Selon lui, le rejet des revendications du CPL « s'explique par le fait qu'on souhaite empêcher celui-ci de proposer un programme socio-économique différent du leur, qui leur permet de s'enrichir et d'aggraver la dette ».
Parallèlement à ses deux entretiens avec M. Bassil, le Premier ministre désigné a conféré, samedi, avec l'adjoint politique du secrétaire général du Hezbollah, Hussein Khalil, ainsi qu'avec le représentant du Tachnag, le député Hagop Pakradounian, qui a fait état d'échanges « positifs » avec son interlocuteur, mettant l'accent sur « le sérieux et le sens de responsabilité » avec lesquels M. Hariri gère le dossier gouvernemental.
Hier, le Premier ministre désigné a reçu le président Amine Gemayel, puis, en soirée, le chef du PSP, Walid Joumblatt, à qui il avait rendu hommage dans le discours qu'il avait prononcé plus tôt durant l'iftar donné en l'honneur de familles de la Békaa-Ouest et dans lequel il l'avait présenté comme un allié indéfectible. Le discours de M. Hariri faisait dans le même temps écho aux propos du ministre Bassil, en laissant transparaître l'ampleur de l'impasse. S'il a souligné l'attachement de la majorité à un gouvernement d'union nationale, M. Hariri a laissé entendre qu'il n'est pas question pour lui de satisfaire des « revendications illogiques ». « La partie adverse a parfaitement le droit de présenter ses revendications, mais il faut que celles-ci soient raisonnables », a-t-il dit, répétant ainsi ce qu'il avait déclaré durant l'iftar de samedi. « Que personne ne me parle de ses droits. Les droits ne sont pas ceux des hommes politiques, mais des citoyens que nous représentons. Aussi, vais-je prendre au cours des prochains jours quelques mesures devant déboucher sur la formation du gouvernement, mais à travers des propositions raisonnables, parce qu'il n'est pas question pour moi d'entreprendre quelque chose d'illogique », a-t-il dit.
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, met les bouchées doubles pour essayer de former son équipe avant le départ du président Michel Sleiman pour New York.Au cours du week-end, il a eu une série de rencontres axées sur la mise en place du cabinet. Il a ainsi reçu samedi, puis de nouveau hier, le ministre sortant des Télécommunications, Gebran Bassil, qui avait dressé un bilan négatif des entretiens. Dans une déclaration à Sawt el-Mada, M. Bassil a indiqué que « rien, lors de la dernière réunion (samedi), nous a permis de sentir que nos droits sont compris », faisant état d'un « recul » du côté de M. Hariri, à qui il a reproché...
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